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CQFD N°028


LA CHANCE AUX CHANSONS

BOUBOUS ET SLIPS FENDARDS

Mis à jour le :15 novembre 2005. Auteur : Will et Pierre Etbunk.


A l’heure où les rafles d’étrangers au faciès coloré s’intensifient, nous étions conviés au concert de notre sista guinéenne Sayon Bamba Camara (www.pro-fusion.net), afin de découvrir son nouvel album, Chansons des rues et des maquis. La soirée était présentée par un très sérieux président d’honneur qui, au fil de son discours digne d’un consul africain ayant perdu ses binocles, s’est révélé être un grand comique troupier. Le public nombreux, tout imbibé de binouze qu’il était, s’est bougé grave le gras en reprenant les mélopées de Sayon en soussou et en toma auxquelles il ne comprenait pourtant rien. La moiteur de la salle, les danses des mamas s’emmêlant dans leurs boubous et la joie communicative de Sayon et de ses musiciens nous incitaient à chalouper dans leur barcasse pour remonter un fleuve sans crocos ni hippopotames, ouf ! Le groupe composé d’un gratteux hispanisant, de percussionnistes traditionnels, de choristes et d’un multi-instrumentiste habitué des fest-noz accompagnait Sayon au diapason. Une chaude soirée qu’on se remémorera en écoutant l’album sur le livret duquel le groupe a eu la très bonne idée de faire une courte traduction de chaque chanson. Les thèmes comme la tolérance, la fête, les anciens, la solidarité, la polygamie et le voyage y sont exposés. Comme dirait Sarko, le partage et le mélange des cultures sont des valeurs essentielles. Programme que l’on aimerait partager avec le plus grand nombre.
Will


Souvent cette chronique s’évertue à parler d’un groupe injustement méconnu mais alliant talent musical et engagement politique. Ce mois-ci, on laisse les idéaux au vestiaire pour se focaliser sur une troupe de musiciens qui, avec brio, gratouille les cordes, s’époumone dans des cuivres et maltraite des peaux tendues. Le cri du slip est un groupe récent de la région niçoise en grande partie issu d’une formation prestigieuse au nom barbare : Monoamine oxydase. À croire que ces gars (et fille) ont effectué une scolarité à rebrousse-poil, débutant par une licence de biochimie avant de se retrouver en cour de récré. Le cri du slip reprend, entre autres, pour notre plus grand plaisir, les morceaux de Monoamine toujours dans le même style autoproclamé de ska-patatorock. Il s’agit d’un mélange de ska et de rock festif qui accompagne particulièrement bien les textes fendards. Non content d’écumer toutes les salles de plus de trente places des Alpes-Maritimes et du Var, le groupe vient de sortir un maxi cinq titres finement baptisé Vivre en slip ou mourir. En effet, les membres du groupe n’ont pas la réputation d’être les individus les plus subtils de la scène alternative (la rumeur va même jusqu’à prétendre qu’un des membres de l’ancienne formation était gendarme, c’est dire !) Mais ils produisent une bonne zique endiablée et des paroles souvent drôles. Leur site Internet, www.lecriduslip.com, à l’humour certes un peu lourdaud, annonce les prochaines dates de concerts. À ne pas rater.
Pierre Etbunk

Article publié dans le n° 28 de CQFD, novembre 2005.






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