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CQFD N°033


FAUX-AMIS

BRUNO JULLIARD

Mis à jour le :13 avril 2006. Auteur : Le bouledogue rouge.


Bruno Julliard finira-t-il sénateur de Haute-Loire, conseiller de Ségolène ou directeur marketing des Inrockuptibles ? Dans les AG, les paris étaient ouverts. À Marseille, on le jouait gagnant à trois contre un pour un mandat d’administrateur à Kiloutou, mais la cote peut encore évoluer. Attention cependant : pas de procès d’intention ! Ce n’est pas parce qu’en France le rôle de porte-parole étudiant est le marchepied le plus sûr pour un fauteuil d’élu ou de bouffon du prince que le président de l’Unef va forcément s’engorger dans un double menton de notable socialo. Ce n’est pas parce qu’il a été membre des « jeunesses socialistes » et qu’il fréquente Hollande et Emmanuelli (comme il l’admet dans Le Figaro du 7 mars), ni parce qu’il a une tête de gendre au poil et qu’il cause déjà la langue de bois verni à la cire d’abeille qu’il faut prédire un avenir sordide à ce pauvre garçon. Si ? Allons, halte aux amalgames.

Il y a deux mois encore, personne ne le connaissait. Mais à la faveur de l’explosion anti-CPE, l’apparatchik du « principal syndicat étudiant » a été bombardé en première ligne. Ça ne rate jamais : les médias veulent un « porte-parole » pour « représenter » les foules rangées à bonne distance derrière lui. Bruno ne les a pas déçus. Le 31 janvier il était sur France 3 chez Ockrent, le 7 février sur LCI, le 8 au forum web du Nouvel Obs, le 27 dans Libération, le 16 mars sur France Inter puis chez Chabot sur France 2, le 17 sur RMC, le 24 chez Ardisson, le 25 sur France Info, le 27 sur Europe 1, le 31 sur RTL puis au JT de TF1, le 1er avril chez Pascale Clark sur Canal +, le 9 chez Schneiderman… Même Duhamel et Bigard ne font pas aussi bien. Les médias adorent Julliard, il cause comme eux. Convenable, sympa, sachant se tenir à table. Que les organes de presse qui l’invitent soient les principaux vecteurs idéologiques de la précarité (lire ci-contre), qu’ils biberonnent aux mêmes mamelles que les recruteurs d’employés-kleenex, qu’au fond ils constituent une cible au moins aussi légitime que le CPE, tout ça n’est pas un problème pour Bruno Julliard, ni pour l’Unef. Peut-être y a-t-il là un bon critère pour évaluer le muscle d’une organisation qui se veut contestataire : sa capacité ou non à réfléchir au bon usage des médias, s’il faut leur parler, si oui à qui, quand, comment et à quelles conditions. Pourquoi par exemple ne pas conditionner sa prestation télé à la garantie que l’on s’en servira pour placer un laïus sur la presse et ses bourrages de crânes anti-grévistes ? Pourquoi ne pas se payer le luxe aussi d’envoyer ces guignols se faire voir ? Au lieu de ça, le Julliard court les plateaux pour l’ouvrir au nom de ceux qui ne lui ont rien demandé tout en fermant le bec sur ses convives. La plupart des AG s’organisent sans leaders ni syndicats ? La base se passe souvent très bien de l’Unef ? M’en fous, c’est tout pour ma gueule !

D’ailleurs, cette manie de dire « je » toutes les trois phrases… T’es un porte-parole, oui ou non ? Alors tu dois dire : « mon orga pense que… », « les copains qui m’ont mandaté veulent que… » Faute de quoi on lit dans les journaux : « Héraut de la bataille contre le CPE, le jeune homme a réussi à faire défiler derrière une même banderole représentants de salariés et de la jeunesse. » (Le Monde, 06/03/06) Trop balèze ! Toul seul le bonhomme a réussi à faire descendre trois millions de gus dans la rue ! Le Monde n’ayant pas publié de rectificatif, on suppose que cette information n’a pas gêné le jeune homme. Alors on pose la question : sachant que David Assouline (porte-parole étudiant de 1986) est aujourd’hui sénateur de Paris et qu’Isabelle Thomas (autre porte-parole de 1986) est devenue ensuite conseillère à l’Élysée, que sera Bruno Julliard dans vingt ans ?

Publié dans CQFD n°33, avril 2006.






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BRUNO JULLIARD
| 14 novembre 2007 |
Bruno Julliard ferait mieux d’étudier et à 26 ans ne plus être en fac.IL EST UN POLITIQUE SOCIALISTE , nos impôts ne servent pas qu’au confort de ces ETUDIANTS se confortant à l’université, leurs parents doivent assumer . Il y en a marre de financer POUR CES PETITS PEDANTS . Qu’il travaille en fac et ai des diplômes pour aller en entreprise. comme c’est lamentable cette « réplique » de 68. Et les enarques qui le dirigent feraient mieux de réfléchir. un syndicaliste défend TOUS LES FRANCAIS ? Pour tous 40 ans de travail et les 25 derniéres années et tous ces étudiants à tester, OUI, car il faut se dire ON TRAVAILLE ? LA POLITIQUE N’EST PAS NOTRE RAYON. BRUNO JULLIARD
Alexhunter | 26 septembre 2006 |

Il y a quand même des vérités à comprendre concernant l’UNEF. Ils se disent démocrates mais empêchent toutes formes de débats au cours des assemblées (insultes et intimidations sont monnaies courantes quand on a le malheur de ne pas être d’accord). Ensuite comment est-ce qu’on m’explique que lorsqu’un blocus est majoritairement (par 6% de représentativité) voté, les militants doivent pleurer pour avoir du monde pour assurer ce blocus. On passe de 400 élèves dans un amphi à 40 pour assurer le blocus. De plus, l’UNEF souffre de schyzophrénie chronique. Quand Allègre fait voter le LMD, l’UNEF soutient le projet. Raffarin applique la loi, c’est la levée de boucliers. Et là tout est bon, surtout le mensonge et la désinformation. Je ne pense pas qu’un mouvement se disant défenseur des étudiants puissent assurer son rôle en étant maqué au pouvoir en place. Quand on se prétend représentant d’une organisation, on ne peut ignorer ces faits. Les laisser continuer, c’est les cautionner donc Julliard est coupable.

PS : J’ai assisté aux manifs anti-LMD quand j’étais en Licence à Poitiers. Avant l’UNEF me faisait rire (100% de réussite au DEUG, faut y être stupide ?) mais là, elle me fait peur !

BRUNO JULLIARD
| 2 juin 2006 |
J’aimerai bien savoir qui c’est ce bouledogue rouge qui pourrait avoir l’honneteté de signer ses articles qu’on puisse se retrouver pour en discuter. Quand on joue les bonhommes, on assume. Certainement s’agit il encore d’un ces gentils bourgeois situationistes qui pense alcoolisé ? Allez bonhomme, présente-toi. De quelles AG parles-tu ? On se croisera peut-être sur une fac et on discutera arguments à l’appui. Je te considère comme l’ennemi de ma classe et comme un complice satisfait de la bourgeoisie dans sa posture intellectuelle, confortable idéologiquement, mais complètement coupé des masses. Le bouledogue lache rarement ce qu’il serre entre ses machoires. Toi, tu me parrais déjà édenté… BRUNO JULLIARD
Adrien | 8 mai 2006 |

Bruno Julliard n’avait qu’un seul mandat : celui de son organisation que les militants de l’UNEF lui ont donné en congrès avant de l’élire.

A tous ceux qui ne pensent qu’a chier sur les syndicats :

- regarder le poid de l’histoire (merci pour les congés payés)
- Adherer dans ces structures si vous voulez les changer ou les détruire. Vos postures gauchistes décompo ont une vieille odeur rance de trotskisme mal digéré, c’est trop facile d’être dans le caniveau et de cracher sur ceux qui marchent au milieu de la rue

UNEF parti anti démocratie
julo | 5 mai 2006 | UNEF parti fasciste
Je suis étudiant sur Bordeaux, et lors des élections des représentants Etudiants, des adhérents de l’UNEF ont tout simplement volé les urnes, et ceci à Bordeaux mais aussi Poitiers et Evry, à ma connaissance. Je trouve ce comportement révoltant, et pour ma part je considère l’UNEF comme un parti anti-démocrate et fasciste ! BRUNO JULLIARD
Pascalou | 4 mai 2006 |

Rhô, vous êtes un peu dur, même si vous avez raison… Mais Julliard a-t-il nui au mouvement, et n’a-t-il pas activement contribué au changement d’opinion à notre sujet ? Il utilise les armes de l’ennemi, la communication « BCBG-cravate ». C’est moche mais efficace, et je n’étais pas malheureux d’avoir un cravaté de notre côté pour une fois. Un de mes amis, qui est comme moi d’une gauche « franche » (pas Hollande, quoi), me répond, quand je lui demande ce qu’il fait avec ces affreux cravatés de la fac de droit : « je le fais parce que la justice ne doit pas être l’apanage des connards ». Julliard est-il du même genre que mon ami, ou est-il un opportuniste… efficace ? Un futur Hollande, en mieux ? Comme vous, je pourrais pencher pour cette possibilité peu réjouissante. Mais tant qu’il ne posera pas dans Paris-Match en compagnie d’un « Sarko-Junior », je l’épargnerai. Lui avez-vous envoyé cet article ? Il serait bon de le mettre en garde…

Pascalou, un étudiant d’Aix

BRUNO JULLIARD
-vote-contre | 27 avril 2006 |

Magnifique article. Incroyable les commentaires ci-dessous. Pour ma part ce que j’ai vécu c’est une UNEF minoritaire, très bien présente orsque les médias venaient (ou des trucs de gestion, de matériel). Je parle depuis Lyon…

Je fait remarquer à tous les amateurs de « bon représentant » qu’une coordination nationale existe et qu’elle est la SEULE véritable voix légitime de ce mouvement. Les AG comme la coordo ont été l’endroit unitaire alors Julliard n’a pas à s’approprier tous ce qui s’est fait.

BRUNO JULLIARD
kitteN | 26 avril 2006 |

A Bernard :

Amusant de voir combien les médias ont pleuré sur les dégradations des universités, alors que les plus graves dégradations de l’enseignement sont le fait des mesures de l’Etat… Attention de ne pas jouer le jeu des médias…

BRUNO JULLIARD
Bernard | 24 avril 2006 |

Bruno Julliard, qui a encouragé les étudiants à se mobiliser contre une réforme politique qui ne le concernait pas, devrait assumer la responsabilité entière de ses actes, dont la dégradation des universités et son coût pour l’éducation. C’est un gaspillage inutile et puéril. Faire le beau à la télé sans rien dire, c’est facile. Assumer en adulte responsable, il faut en avoir le courage. Et ça …

Même de gauche, je dois reconnaître que la gauche ne peut être fière de ce piteux résultat qui entache ce mouvement qui n’avait malheureusement qu’un but politique. L’action politique noble disparaît ; seuls quelques grands de la gauche ont agi comme il le fallait. En conclusion, Bruno Julliard devrait retourner à ses chères études au lieu de mettre en difficulté la gauche, qui n’avait pas besoin de cela. Bernard

Nécessité syndicale
Martin Crouzet (UNEF) | 23 avril 2006 |

N’oublions pas que le principe d’un syndicat est de représenter une catégorie de la population. Pourquoi un tel système de représentation ? Parce que pour être efficace au niveau national, des revendications doivent pouvoir trouver un débouché dans la vie réelle et cela ne peut pas être sans une solide organisation.

Pour moi cette organisation, c’est un syndicat suffisament construit et implanté pour être un contre-pouvoir efficace et créer ce débouché. L’UNEF est actuellement ce qui se rapproche le plus de ce syndicat là même si elle est loin d’être parfaite. C’est pour ça que j’y suis adhérent et que j’y milite, parce que c’est le moyen le plus efficace pour vraiment changer les choses que j’ai trouvé.

Pour le cas de Bruno Julliard en particulier, je pense que c’est globalement un bon représentant et l’un des plus légitime que l’on puisse trouver pour représenter les étudiants. Toutes ces attaques sur son avenir supposé ou sur ses ambitions personnelles sont sans intérêt.

BRUNO JULLIARD
| 20 avril 2006 |
Je n’en attendais pas moins de CQFD. Effectivement, Bruno Julliard est très « moi, je ». J’en suis encore à me demander ce qu’il a souhaité communiquer aux téléspectateurs de Schneidermann ou de Fogiel. Cependant, les emmanuellistes ne sont pas la pire engeance du PS. Sur votre dernier numéro (très « ni CPE ni CDI » je trouve), attention : je pense que Guy Debord avait abusé du travail de la vigne (et surtout de celui du vigneron) avant d’avoir écrit « Ne travaillez jamais » ! Dany le Jaune
Foxapoildur | 20 avril 2006 |
Dans le genre porte-parole étudiant devenu un bon gros notable vous oubliez de citer Daniel Cohn Bendit. C’est pas rien quand même. BRUNO JULLIARD
Myst | 20 avril 2006 |

Le mec qui a écrit cet article (« le bouledogue rouge ») me fait vraiment de la peine : verser de la bile haineuse sur un gars qui a peut-être des défauts (y compris celui de savoir utiliser les medias…) mais qui, que je sache, a milité pour le retrait du CPE du début à la fin. Quant à l’Unef, on a le droit de ne pas l’aimer, mais elle était bien seule les premiers jours (fin janvier) lorsqu’elle elle a blancé un tract national contre le CPE alors que personne n’avait bronché contre le CNE.

Le « bouledogue » n’a rien de rouge…j’ai vu vingt fois les mêmes arguments dans la presse d’extrême droite (« Julliard ne représente rien » ; « c’est un apparatchick socialiste », etc.). Il me fait penser à ces faux anarchistes ultra-violents et nihilistes qui feraient honte à Proudhon, Ferré, Tachan et autres grands bonhommes. Le bouledogue il me fait penser à ce c… de Fogiel, justement, qui passe son temps à dézinguer les gens et qui se prend pour le magistrat suprême : bref un petit, bourré de méchancetés.

Enfin, il ne connait rien à l’Unef : d’abord parce que de la cinquantaine de présidents qu’elle a eue depuis 1907, date de sa création, un seul a fini député ; ensuite parce que les anciens de l’Unef sont aujourd’hui actifs dans pleins de domaines : associations culturelles, syndicalisme, littérature, journalisme, actions sociales, éducation nationale, etc… Et puis, surtout, faudrait se rappeler que c’est plutôt une bonne chose que de continuer à s’engager dans la vie, en politique ou ailleurs, plutôt que de vomir sa bile stérile.

Tu dirais la même chose de José Bové qu’on voit partout , qui dit « Je » et qui est issu d’un syndicat qui représente encore moins de paysans que l’Unef ne représente d’étudiants ? Non ? Et ben tu as raison : parce que la cause de Bové est juste, même s’il décide parfois de faire des réunions communes avec Fabius (quelle horreur !).

Enfin, arrête avec ton discours antisocialo primaire : tu te trompes de bataille. D’autant que Julliard, il est plutôt proche de l’aile gauche du PS : bref, plutôt du bon côté de la barrière.

Enfin, une dernière chose : avec le retrait du CPE, t’as pas tout gagné, mais t’as eu quand même une belle victoire. J’ai jamais compris les gars qui transformaient des victoires en défaites. Alors merci à tous les anti-CPE et aux trois millions de citoyens, Julliard compris !

BRUNO JULLIARD
| 19 avril 2006 |

La question c’est pas la necessité d’un Julliard pour donner un visage à un mouvement syndical ou la necessité du syndical dans ce mouvement, c’est l’absence de reflexion sur la question des medias dans toutes les organisations syndicales et politiques y compris les moins degeulasses. On a quand même atteint le comble de la prostitution avec un reportage sur France 2 qui devait s’appeler quelque chose comme « CPE les coulisses d’un mouvement », Julliard poursuivi 24 heures par la chaine du pouvoir ! suivi d’un truc sur les CRS à l’entrainement ( vous avez remarqué la montée en puissance des images de police à la télé au cours de ce dernier mois ? Et que dès que se profile l’ombre d’une manif en France, cela finit toujours avec des films de Pierre Richard ?)

LES MEDIAS N’APPORTENT RIEN AUX LUTTES. A Saint-Charles, les étudiants en étaient plus ou moins conscients qui ont defendu l’accès de leurs AG aux caméras de M6. Ils ne savaient d’ailleurs peut-être pas toujours exactement pourquoi, ce que précisèment la télévision a de nocif et si ce refus des médias dominants interdisait également de produire soi-même des images ne serait-ce que pour avoir une mémoire là où la police des esprits, comme chaun sait, produit massivement de l’oubli… Mais bon. Y’à du progrès à la base, beaucoup plus qu’au sommet sur cette question, il me semble.

BRUNO JULLIARD
Germinal | 19 avril 2006 |
J’ai bien connu le sieur Bruno… Il y a deux ans alors qu’on militait contre la contre-réforme des retraites, le bonhomme est tombé du ciel. Apparachik de l’UNEF il a été parachuté à Nanterre, alors qu’il était (sois disant)étudiant à Lyon dans le seul but de fliquer ses petits camarades. Dans le jargon étudiant on appelle ça une « descente du BN (Bureau National) » où quelques burocrates -interchangeables- viennent proférer leur ordres -et parfois service d’ordre appointé aidant -leurs conseils stratégiques en manière de lutte. Les camarades d’extrême gauche qui continuent de maintenir en vie l’horrible corpo étudiante qu’est l’UNEFs’en rappellent sûrement. Sinon merci aux moines soldats qui continuent d’entretenir le teint rouge pâle de l’unef…. BRUNO JULLIARD
Durruti76 | 18 avril 2006 |
Salut, Assez d’accord avec le fond d’article, les médias ont trouvé dans Julliard, une belle gueule aseptisée, au discours policé comme le crâne de Giscard, en use et en abuse, au risque de l’indigestion. Il est partout ! Commence à parler de tout et de moins en moins du CPE, et ne se cache plus trop de ces accointances « radicales » avec le PS. La gauche a peut-être enfin trouvé le candidat de demain ? Ouah ! Jaurès doit en chialer… JULLIARD + FOGIEL
| 16 avril 2006 | journal télévisé et manifestations

Julliard + Fogiel

En ce moment même, Julliard chez Fogiel raconte sa hâte de retrouver une vie normale, ne rectifie pas Fogiel lorsqu’il le présente (en substance) « vous avez vaincu le gouvernement… »……. Hum… Devant les millions de téléspecteurs il nous parle de sa reprise des cours qu’il éspère normale… mais ne cache pas qu’on lui demande des autographes. Enfin, il accepte un cadeau de Giesbert, un numéro du Point…. Bravo Julliard d’avoir si bien introduit le sujet suivant : le génocide Rwandais.

Bravo enfin de terminer tout sourire l’émission aux mots de Fogiel commentant le témoignage d’un survivant qui a été littéralement découpé (ainsi que ça famille) : « ça mérite bien des applaudissements ! »

Fogiel est un danger public, Julliard aussi !

soyons honnetes :
| 15 avril 2006 |

s il avait fallut compter sur bernard thibault chereque et FO, le CPE serait deja appliqué comme le CNE.

Reconnaissons qu’aujourdhui non seulement le CPE est sur la touche, mais, la frenesie de servir le medef aussi, a ete jugulée.

même s’ils n etaient pas tout seuls, cela aurait-il ete possible sans l UNEF ?

BRUNO JULLIARD
I love U | 15 avril 2006 |
second degré ? Moi, j’étais bien dedans pourtant… décu… BRUNO JULLIARD
deçu à mort par ce site. | 14 avril 2006 |

c’est nullissime comme critique. Et plein d’une petite haine pas très belle à voir. C’est plein de cette petite morgue bien commune chez les petits gaucho anarchoïdes, qui n’ont à la bouche que le « yaka suffirait que… ». Oui, suffirait d’avoir une majorité de français qui veuille changer le système pour que le système change. Sauf que, manque de bol, ya pas. Et en attendant, il faut travailler dur pour creer un rapport de force, faire retirer un cPE etc etc. Et si Julliard, tout socialo qu’il est, sera ou fut, aide à ça, c’est dejà pas mal. Quel article, en fait, le seul motif de critique, c’est de dire qu’il est président de l’Unef et que l’Unef, on la connait. C’est nul.

Et pourtant je n’ai plus d’illusion sur les socialistes. Mais alors pas du tout.

BRUNO JULLIARD
zer | 14 avril 2006 |
aahh le doux confort de l’hacktivisme de salon…. BRUNO JULLIARD : un mal nécessaire ?
Mano | 14 avril 2006 |
Dans le contexte actuel, à l’heure ou l’on ne joue plus avec les mêmes armes, il est necessaire d’avoir des pantins médiatiques. Julliards n’est que le porte parole de pouvoirs politiques pérennes, et non le représentants de quelconque collectif étudiants, son but est aussi que l’UNEF sorte renforcé de ce mouvement. Peu m’importe son avenir politique, et savoir s’il est opportuniste ou non est une fausse question ! Il est évidemment et à juste titre s’il veut réussir à se faire une place dans ce monde là. BRUNO JULLIARD
Hubert | 14 avril 2006 |

Qui connaissait Bruno Julliard il y a deux mois ? Hors de l’Unef au moins le millier de personnes qui ont participé aux journées d’Alternative socialiste (le courant Emmanuelli) à Boulazac (24) en septembre 2005. Julliard y a fait un discours remarqué qui ignorait toute langue de bois. Isabelle Thomas, membre du PS, même pas députée, sénatrice ou chargée d’une quelconque mission lucrative et pantouflarde, était ce jour-là à la tribune comme simple militante du PS. Ajoutons enfin que s’afficher dans le courant Emmanuelli n’est pas la meilleure façon de se faire une place au soleil dans le parti de Hollande, DSK, Jack Lang et princes consorts.

Je comprends bien le sens de votre article et la transformation en notables bien gras des figures de proue des organisations et des combats passés me défrise tout autant que vous.

Ce qui me gêne est cette attaque ad hominem. D’une part on ne sait ce que deviendra Julliard. Laissons-lui le bénéfice du doute. À Boulazac Isabelle Thomas nous a donné l’impression de ne pas avoir remisé ses idées au vestiaire de l’Élysée. D’autre part je crains que montrer du doigt une personne ne conduise le lecteur à s’interroger sur Julliard Bruno au lieu de s’interroger sur le système media, figures de proue, narcissisme et notabilisation.

On peut chier sur la presse bien pensante, je ne m’en prive pas, mais on reste confronté à ce dilemme : comment faire pour élargir son audience ? On sait tous qu’un mouvement qui reste boudé des media a bien peu de chances d’obtenir le moindre résultat.

Hubert

BRUNO JULLIARD
Actustragicus | 14 avril 2006 |
Oui, bon, il faut bien que les politiques de demain viennent de quelque part, quand même… Et qu’ils sachent flirter avec les médias avant de se trouver en position de les recadrer. BRUNO JULLIARD
sylvain | 14 avril 2006 |
Ce serait pas du bon dégommage gratuit ça, non ;-)) Mais bon être critique pour être critique, c’est déjà être critique et c’est toujours ça de gagné pour le débat… En tout cas, pour ajouter de l’eau, je pense que sa tête de gendre idéal, son attitude posée et son phrasé agréable ont contribué à donner de la sympathie au mouvement(en dehors de toutes considération sur le fond). Et oui il ne faut pas effrayer la ménagère, et si plus de 80% de l’opinion se trouve être contre le CPE c’est un peu grâce à lui (eet son image médiatique). Ce charisme de mec sympa devrait en effet lui permettre d’aller assez loin…d’en déplaise à tous les ex présidents de l’unef qui ont sombré dans l’anonymat (une petite pensée pour eux tout de même). BRUNO JULLIARD
Nino | 14 avril 2006 |

la reponse est bien sûr:il finira au p.s,bien rangé,en bon notable. comme tous les jeunes cons des mjs,il finira ultra-conformiste,et thericien du « capitalisme à visage humain »…

pfff

vivement la liberation,qu’on puisse passer un bon coup de tondeuse sur le crane sur le crane des collabos dans son genre(second degres,evidemment).

 

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