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Sommaire du N°033
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CQFD N°033



LES BREVES DU N°33

Mis à jour le :13 avril 2006. .

Trop fort

Si on a bien tout compris, le CPE devrait donc être remplacé par « un dispositif en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté ». Voilà une idée qu’elle est bonne ! Question insertion des jeunes en diffi-machin, c’est vrai qu’il n’y avait pas grand-chose jusqu’ici : un contrat de qualification pour les 16-25 ans, un contrat d’adaptation pour les moins de 26 ans, un contrat d’apprentissage pour les 16-21 ans, un « contrat d’insertion dans la vie sociale » pour les jeunes de 16-25 ans, une aide à l’embauche des jeunes diplômés de 18 à 30 ans, l’apprentissage dès 14 ans, sans compter la joyeuse troupe des stages bidon et des emplois au rabais (RMA, CAE, contrats d’avenir…)… Crise de régime ? Au contraire : imagination au pouvoir !


Trop fort

Si on a bien tout compris, le CPE devrait donc être remplacé par « un dispositif en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté ». Voilà une idée qu’elle est bonne ! Question insertion des jeunes en diffi-machin, c’est vrai qu’il n’y avait pas grand-chose jusqu’ici : un contrat de qualification pour les 16-25 ans, un contrat d’adaptation pour les moins de 26 ans, un contrat d’apprentissage pour les 16-21 ans, un « contrat d’insertion dans la vie sociale » pour les jeunes de 16-25 ans, une aide à l’embauche des jeunes diplômés de 18 à 30 ans, l’apprentissage dès 14 ans, sans compter la joyeuse troupe des stages bidon et des emplois au rabais (RMA, CAE, contrats d’avenir…)… Crise de régime ? Au contraire : imagination au pouvoir !


Soviet poulaga

C’est devenu banal : chaque fois que la police commet une bavure ou provoque l’indignation des gens, les journalistes ne s’adressent plus à sa hiérarchie mais à ses représentants syndicaux. Alliance, Synergie et autre Unsa-Police se sont dotés depuis peu de porte-paroles télégéniques : jeunes, bronzés et dépourvus de la caractéristique élocution pâteuse que provoque l’abus de pastis. Que ce soit dans le cas de l’agression d’une célèbre athlète afro-française ou de la mortelle bastonnade d’un manifestant, nos braves syndicalistes se chargent de justifier les défoulements de la maison bleue. Et cette exemplaire démocratie de base - imaginons SUD-PTT sollicité par les journaux télévisés pour expliquer au téléspectateur le pourquoi et le comment de la fermeture des bureaux de poste de campagne…- a le mérite de soulager le ministre de tutelle, fort occupé par sa promotion personnelle.


Mode rétro

Canardages en pleine rue et dans des bars, cinq morts en une semaine : la « guerre des gangs » fait son come-back à Marseille. Avec la réapparition des sacs indiens à franges, la sortie d’un nouvel album de Dave et la nostalgie des flics pour la loi anti-casseurs de Marcellin, on nage en pleine régression « seventies ». Bientôt, ils vont nous refourguer les sous-pulls en acrylique à col roulé. Au secours !



Antiterrorisme

Le 5 avril, en route pour l’aéroport de Durham en Angleterre, un fan des Clash demande au chauffeur du taxi de sélectionner la chanson « London Calling ». « War is declared and battle come down » (La guerre est déclarée, la bataille arrive) chante Joe Strummer. Le chauffeur est pris d’angoisse. Faut dire que son passager a une tête de Pakistanais (en fait il est d’origine indienne), et puis les paroles de la chanson, les riffs de guitares, l’aéroport, les attentats… tout ça se mélange dans sa tête. Après avoir déposé son client à l’aéroport, il se précipite à la police pour confier ses soupçons. Branle-bas de combat, le voyageur se fait débarquer de l’avion pour un interrogatoire serré de plusieurs heures, avant d’être relâché. Son avion ne l’a pas attendu. Si ça donne pas envie de foutre des bombes…


Résistance

Le 31 mars, à Marseille, soixante-dix familles soutenues par Éducation sans frontières et le collectif des sans-papiers investissaient l’ancien local de l’Office des migrations internationales (OMI) à côté de la gare Saint-Charles. Elles protestent contre les rafles et les refus de délivrance de titres de séjours, mais aussi contre la volonté des services de l’État de les parquer dans des taudis. Le premier jour, des étudiants anti-CPE sont venus s’intercaler entre les familles et les CRS. Depuis, des anonymes passent tous les jours pour apporter nourriture, couvertures, soutien, espoir… « La chienlit », comme dirait Jean-Louis Debré.


Acharnement

Suffoquant déjà sous le verrouillage de leur territoire et le blocage de leurs marchandises par les douanes israéliennes, le million et demi de Palestiniens qui vivent entassés dans la bande de Gaza ont une nouvelle bonne raison de se fier à la communauté internationale : le gel des aides européennes. Pour punir le Hamas d’avoir gagné les élections et faire plaisir aux Etats-Unis, la Commission européenne vient en effet de couper le dernier robinet qui empêchait les Gazaouites de crever de faim. Un remarquable encouragement à la paix, à la démocratie et à l’entente entre les peuples.

Publié dans CQFD n°33, avril 2006.






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