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CQFD N°009


La critique de l’humanitaire pas toujours bien vue chez les humanitaires

La Croix-Rouge colle un pansement à CQFD

Mis à jour le :15 février 2004. Auteur : La Rédaction.

Marc Gentilini, le président de la Croix-Rouge française, a modérément apprécié la double page que nous avions consacrée à son institution (CQFD n°6). Outre un droit de réponse réagissant à l’article sur la fermeture du centre social de Bagnolet, publié dans le n°9 de CQFD conformément à la loi, le très susceptible docteur nous a adressé une assignation en justice pour « diffamation ». Il nous réclame 35 000 euros de dommages et intérêts, témoignant d’une confiance dans notre trésorerie qui ne peut que flatter un journal de chômeurs comme le nôtre. Il est vrai que « l’équilibre financier » paraît être un souci majeur pour Marc Gentilini, comme le montre son courrier. Aussi, en guise d’acompte, sommes-nous disposés à lui faire don, en plus d’une nouvelle double page dans la version papier, d’un espace non négligeable sur notre site internet.

La Rédaction


Votre article page 11 du n° 6 du mensuel CQFD du 15 novembre 2003 intitulé « La Croix-Rouge fait une croix sur le populo “stupide” » laisse supposer que la Croix-Rouge Française et son Président auraient décidé de fermer le Centre de Bagnolet en dépit de son succès, pour des raisons purement comptables et de licencier Madame Picketty au seul motif qu’elle se serait opposée à cette fermeture. Sans doute auriez-vous nuancé votre article si vous m’aviez donné la parole. En effet, depuis que j’assume la présidence de la Croix-Rouge Française, tout a été mis en œuvre pour opérer un véritable changement dans le fonctionnement du centre de Bagnolet : un projet de rétablissement de l’équilibre financier et du développement des activités de ce centre a été élaboré. En outre, au cours de l’année 2000, la Croix-Rouge Française a voté des crédits importants, dont 115 000 euros pour l’équipement médical.

Vous prétendez que le centre de Bagnolet rencontrait un « indéniable succès ». Pourtant, il est apparu que les deux centres de santé municipaux de Bagnolet et de Montreuil étaient dans une situation beaucoup plus attractive que le centre Croix-Rouge, leur accès étant direct par les transports en commun et leur offre de soins plus diversifiée. La Croix-Rouge a donc tenté, dans un premier temps, en concertation avec la mairie, de spécialiser le Centre de Bagnolet en centre « mère-enfant » mais ce projet n’a pu aboutir en raison, notamment, de la situation géographique du centre.Si la décision de fermeture du centre a dû intervenir, ce n’est pas en raison d’une logique de rentabilité mais bien en raison de l’impossibilité absolue de parvenir à un équilibre financier, déséquilibre qui devait certainement obérer de manière grave - s’il s’était poursuivi - les capacités de la Croix Rouge à faire face à ses missions dans le département de la Seine-Saint-Denis. En effet, le déficit cumulé du centre était de 4 229 000 euros au 31 décembre 2001. Pour parvenir à l’équilibre, le centre devait augmenter son chiffre d’affaires de 327 % et, par conséquent, le nombre de ses patients de 19 200 personnes. Compte tenu du secteur géographique où sont installés les deux centres de santé municipaux de Bagnolet et de Montreuil dont l’offre de soins est plus complète, le redressement du centre de Bagnolet est apparu totalement irréalisable et la décision de fermeture a dû être prise.

S’agissant des motifs de la mise à pied du Docteur Bénédicte Picketty, vous laissez entendre qu’elle serait injustifiée. Je tiens à préciser les circonstances dans lesquelles celle-ci est intervenue : le Docteur Picketty a, dans des termes particulièrement vifs, volontairement critiqué ouvertement la politique de la Croix-Rouge Française, l’accusant de trahir sa vocation en abandonnant son rôle médical et par là-même social, au seul prétexte de considérations financières. Elle n’a pas hésité à accuser son président d’avoir faussement suscité des témoignages pour mieux organiser « une chasse aux sorcières », décidé de licencier une infirmière au seul motif qu’elle aurait eu le tort de pointer un dysfonctionnement et nommé une directrice avec pour mission de fermer le centre à n’importe quel prix et par le biais de méthodes indignes. De telles imputations suffisent à établir la gravité des faits reprochés au Docteur Picketty s’inscrivant dans le cadre public d’une campagne destinée à porter atteinte à l’image de l’institution de la Croix-Rouge Française. Enfin s’agissant de la « manifestation des usagers » du 30 juillet 2002, j’ai reçu une délégation de quatre personnes dont faisait partie Madame Aïcha. Les interventions injurieuses de cette dernière m’ont amené à lui demander de quitter mon bureau ; sachez que les trois autres personnes n’ont pas cru bon devoir la suivre, désapprouvant son comportement. Les contentieux opposant notre Institution à certains salariés sont examinées par les juridictions compétentes.

Marc Gentilini

Publié dans CQFD n°9, février 2004.






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La Croix-Rouge colle un pansement à CQFD
Rosella | 12 mai 2013 |
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