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du N° 082
Edito

À nous la fin des complexes ? Mettre la tête à l’envers à tous ces décomplexés et à leurs collègues en costards et uniformes, avec leur mépris et leur insolence de vainqueurs ! Se remettre à l’endroit, humainement à poil, face à leurs attirails de guerre. Revisiter leurs mots, aussi. À propos du courageux « Il est indécent que l’on s’apitoie sur leur sort [de trois Afghans expulsés] quand au même moment nos soldats se battent pour leur liberté », de (...)

À nous la fin des complexes ? Mettre la tête à l’envers à tous ces décomplexés et à leurs collègues en costards et uniformes, avec leur mépris et leur insolence de vainqueurs ! Se remettre à l’endroit, humainement à poil, face à leurs attirails de guerre. Revisiter leurs mots, aussi. À propos du courageux « Il est indécent que l’on s’apitoie sur leur sort [de trois Afghans expulsés] quand au même moment nos soldats se battent pour leur liberté », de (...)

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GRANDE DISTRIBUTION DE COUPS BAS
Alors que le pays frémit autour des enjeux de la réforme des retraites et que les terminaux pétroliers de Fos sont paralysés, à Marseille, le (...)
E BRASERO ALLUMÉ dans un bidon métallique, une tente plantée-perchée sur l’unique espace vert – une pauvre touffe de romarin –, des corps fatigués pris en sandwich entre couverture et chaise longue, le mot « révolte » badigeonné sur une planche posée sous l’enseigne du magasin, des piles de palettes, des files de chariots que le mistral pousse malencontreusement en travers de l’entrée du parking chaque fois qu’un camion de livraison fait mine d’approcher... Voilà une scène inhabituelle sur l’avenue du Prado, dans des quartiers Sud plutôt huppés, plutôt « cul serré », où le riverain travestit honteusement son accent du midi pour ne pas faire « trop vulgaire ». Linda, elle, n’a rien à cacher, à part ses cheveux sous le foulard, surtout pas sa tchatche arabo-marseillaise. Ce vendredi 1er octobre, avec son bambin au bout du bras, elle empoigne le mégaphone de sa main libre pour remonter le moral des troupes : « On lâche rien, (...)
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Dominique Strauss-Kahn
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Le cauchemar. Un beau matin, on allume la radio, et c’est Ségolène Royal. De sa voix ô combien exaspérante, la candidate de la Droite socialiste (DS, mais certains disent encore « PS ») à la dernière présidentielle nous gâche le café avec son « encadrement militaire des jeunes délinquants » [2] que l’on espérait à jamais enterré au côté de la « fra-ter-ni-té ». Si jamais la DS remet cette Pimprenelle en selle pour 2012, CQFD appelle illico à voter François Baynounours. Rassurons-nous… Il se pourrait que la Droite socialiste se choisisse un autre guide pour porter haut la rose. Selon un sondage Ifop pour France-Soir publié le 13 septembre, 62 % des Français pensent que Dominique Strauss-Kahn (DSK) est « l’éventuel candidat qui aurait le plus l’étoffe pour devenir président de la République ». Et battre le riquiqui Sarkozy qui est, comme chacun sait, Le Président des riches [3].

DSK, lui, c’est plutôt l’ami des patrons. Dès 1982, il cosigne un bouquin sur les retraites avec Denis Kessler [4], ancien mao qui deviendra vice-président du Medef. C’est avec des aminches du même acabit, abonnés au CAC 40, que DSK lance en 1993 le Cercle de l’industrie, dont l’objectif est « d’appuyer les demandes [des grands chefs d’entreprises] auprès de la Communauté européenne, en clair, de faire du lobbying à Bruxelles » [5]. Entre 1997 et 1999, et avant d’être rattrapé par les tribunaux, DSK a toute latitude pour satisfaire ses collègues plus fans du capital que de Karl Marx : ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie de Lionel Jospin, il privatise vaillamment nombre d’entreprises publiques – CIC, Crédit lyonnais, etc. – et ouvre le capital de France Télécom. Sur sa lancée, il refile Aérospatial à Matra pour le plus grand bonheur de Lagardère et des actionnaires. Les salariés, eux, devront se contenter, quelques années plus tard, du plan Power 8 et de la suppression de 10 000 emplois en Europe. Fort de cette braderie digne de la droite la plus décomplexée, DSK, soutenu par Nicolas Sarkozy, décroche le poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) en novembre 2007. Dès l’année suivante, la crise lui permet de donner toute sa mesure libérale. La Grèce n’a plus un sou ? Qu’importe, le FMI crache au bassinet, exigeant en contrepartie rigueur et austérité. Mais point pour les nantis ! Athènes se doit de diminuer le nombre de fonctionnaires et de services publics – l’entreprise ferroviaire OSE, les compagnies d’eau d’Athènes et de Thessalonique, l’entreprise d’électricité PPC sont en cours de privatisation –, d’organiser des baisses de salaires et de pensions des retraités, d’augmenter la TVA… « Le rôle du FMI, ce n’est pas d’être sympa. Le rôle du FMI c’est de vous soigner », se justifiait ce docteur Knock sur France 2, le 20 mai. Il semblerait qu’il concocte les mêmes remèdes pour l’Hexagone : en juin dernier, le FMI publiait un rapport intitulé « France : la reprise est bien engagée, mais il faut réduire la dette publique » [6], où sont prescrites la baisse du salaire minimum et la privatisation des derniers services publics. On peut aussi y lire que « la grande et difficile réforme des retraites […] met à juste titre l’accent sur le relèvement de l’âge du départ effectif, en [le] faisant passer progressivement de 60 à 62 ans ». Qui a dit que la DS(K) remettrait la retraite à 60 balais, si elle gagnait les élections ?

 
Dignité de la femme Le label Decca, filiale de Vivendi-Universal, va sortir un album de chants grégoriens commis par des nonnes, surfant ainsi sur une tendance à la haute spiritualité mercantile. Les futures stars sont des moniales bénédictines du Barroux (Vaucluse), une abbaye intégriste où elles vivent recluses dans la non-mixité, couvertes d’un voile quasi intégral et dans l’adoration extatique d’un gourou que d’aucuns prétendent mort et ressuscité il y a plus de 2 000 ans. « Afin que soit respectée l’intimité des soeurs, lit-on dans Le Dauphiné libéré du 28 juillet dernier, le directeur général de Decca Records a remis le contrat aux religieuses cloîtrées à travers une grille de barreaux de bois, qui sépare ces dernières du monde extérieur. » Au nom de la république et de Manuel Valls, arrachons leur voile et libérons-les de l’obscurantisme. Et qu’elles chantent du R’n’B, foutredieu ! Défiscalisation Enchantée de voir l’éxécutant Kerviel porter seul le chapeau de ses faramineuses pertes, la Société Générale se fait généreuse : elle ne lui réclamera pas les 4,9 milliards évaporés dans les limbes du boursicotage virtuel. De toutes façons, il aurait mis 10 000 ans à rembourser. Mais un détail n’a pas échappé au Télégramme de Brest du 10 octobre : « La fiscalité des sociétés leur permet de bénéficier, en cas de pertes exceptionnelles sur un exercice donné, d’une déduction d’impôt. Elle (...)
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