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du N°002
LA CGT, FER DE LANCE DU MOUVEMENT SOCIAL

« Il faut continuer à faire bouillir la marmite ! », clame Bernard Thibault, le chef-cégété. Mais à petit feu et sous un épais couvercle, comme les grévistes marseillais viennent d’en faire l’expérience. En fait de marmite, la casserole cégétiste fait plus de bruit que de grabuge. Lourde à traîner pour le mouvement, mais pas si encombrante pour le pouvoir.

Les derniers grévistes ont dû rire jaune, le 15 juin au soir, en voyant Bernard Thibault expliquer chez Christine Ockrent que « le mouvement n’en est qu’à ses débuts ». Chaud devant, camarades ! Le coupé au bol de la CGT vous annonce pour cet été « un pique-nique place du Trocadéro » : entre les peaux de sauciflard et les crèmes anti-UV, la lutte sera sans pitié. Et ce n’est pas tout : « l’irréductible de Montreuil », comme le surnomment les médias, fait trembler le (...)

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FAUX-AMIS

MALEK BOUTIH, FLASH-BALL AU PS

C’était si prévisible que c’en est douloureux : Malek Boutih accédant à la direction du parti socialiste, comme s’ils étaient toujours à la fin des années 80, quand le PS servait de bassin d’écoulement aux eaux déjà usées de SOS Racisme. Il y a quinze ans, le transfuge s’appelait Harlem Désir. Aujourd’hui, c’est Malek Boutih. Entretemps, le PS est devenu un cimetière, mais Boutih n’en ressent pas moins sa mise en bière comme une promotion. Et c’est bien ce qui surprend dans son parcours d’oppurtuniste futé. Comme il l’admet lui-même, le président de SOS Racisme se serait bien vu ministre dans le gouvernement Raffarin (Le Parisien, 20/05/2003). Une sympathie réciproque le lie au ministre des flash-balls : « Sarkozy m’a dit qu’il trouve plutôt bien que je m’engage en politique ». Il dit aussi avoir du « respect » pour Chirac, qu’il a accompagné durant son voyage officiel en Algérie, et auquel (...)
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MATONS CAGOULÉS
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En février dernier, Dominique Perben autorisait le personnel pénitentiaire à intervenir cagoulé dans toutes les prisons de France. Officiellement, pour protéger les matons - que l’on sait pudiques et vulnérables - contre le regard indiscret ou menaçant des taulards. Il n’a pas fallu six semaines pour que le droit aux sévices anonymes trouve son vrai champ d’application. Le 5 mai dernier, une dizaine de surveillants pénètrent en force au quartier d’isolement de la maison d’arrêt de Bois d’Arcy, où se trouvaient plusieurs prisonniers transférés arbitrairement suite à la révolte de Clairvaux. A la fouille brutale succèdent la mise à nu, les insultes et les coups. A dix contre un, les porteurs de cagoules se déchaînent contre deux des neuf isolés avant de leur faire traverser une partie de la taule nus devant les personnels féminins et masculins de l’établissement. L’un des deux blessés, Laurent Jacqua, a porté plainte, certificat médical à l’appui. Mais comment identifier des hommes en tenue de bourreau ? Et comment espérer justice quand le garde des Sceaux lui-même invite les matons à cogner incognito ? Bonne nouvelle quand même pour le marché du travail : compte tenu de la croissance régulière de la population carcérale (plus de 60 000 détenus au 1er juin), il va y avoir de l’embauche chez les fabricants de cagoules.

Infos : http://prison.eu.org

Publié dans CQFD n°2, juin 2003.

 
Tabouret électrique « Les États faisant preuve d’un haut niveau de respect des droits humains sont les plus à même de contribuer à la sécurité internationale », déclarait en mars le secrétaire d’Etat américain Colin Powel. Les prisonniers de la base navale américaine de Guantanamo, capturés lors de la guerre en Afghanistan, en savent quelque chose. Détenus depuis dix-huit mois sans inculpation, sans jugement, sans avocat et en violation de tous les traités internationaux, leur chance de quitter Cuba les pieds devant augmente de jour en jour. Fin mai, le commandant du camp Delta, le général Geoffrey Miller, a annoncé que la construction d’une chambre d’exécution à l’intérieur du camp était à l’étude. Les prisonniers seront jugés par un tribunal militaire, condamnés et exécutés sans quitter le camp et sans possibilité de faire appel. Leurs avocats devront obligatoirement être américains. Plus de 650 personnes de 43 nationalités différentes sont actuellement détenues à Guantanamo, dont des enfants de treize ans qualifiés par le Pentagone de « terroristes très dangereux ». Parce qu’ils n’ont pas de game-boy ? Presse et canons Profitant de la tenue du salon du Bourget, Le Point du 13 juin publie cinq pages sur l’écrasante domination de l’industrie de guerre américaine. Le journal s’attriste en lettres grasses que « la France dépense pour sa défense moins du dixième du budget militaire américain ». Un (...)
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