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du N°005
Il faut se faire beau pour trouver du boulot

On a beau dire, les chômeurs ne reçoivent pas que des mauvaises nouvelles. Parmi tous les courriers dont on les bombarde ces temps-ci, tous les avis de radiations définitives, d’allocations écourtées, de subsides raccourcies, d’injonctions au travail, d’offres non négociables de CDD de plongeur à mi-temps à la cafèt’ du Casino, les pouvoirs publics prennent encore le temps, ici ou là, de glisser une petite confiserie sociale : la proposition de stage. Pour regonfler (...)

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WESLEY CLARK
Normalement, le général Wesley Clark n’aurait jamais dû figurer dans cette rubrique. L’ancien commandant suprême des forces de l’Otan en Europe a beau être le candidat démocrate le mieux placé pour jeter le débile texan hors de la Maison Blanche, il n’a rien d’un faux-ami et tout d’un vrai-derche. « Les Etats-Unis sont le leader incontesté du monde, tambourine le général. Nous avons un ensemble unique de capacités, d’institutions et de valeurs qu’aucun autre pays ne possède. C’est pourquoi des pays du monde entier, des groupes du monde entier comptent sur nous. Ils veulent être comme nous, ils veulent être associés à nous, ils veulent notre soutien. » (CNN, 01/10/99). Depuis trente-sept ans, Clark défend le leadership « incontesté » de son pays contre ceux qui le contestent quand même. Sorti premier de l’école militaire de Westpoint, il s’en va d’abord casser du jaune au Vietnam, récolte deux médailles, puis (...)
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OUTRAGE À AGENTS
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Samuel et Anne n’entrent pas dans les catégories les plus exposées aux frappes policières. Le premier est étudiant en histoire de l’art, la seconde magistérienne en biologie à l’Ecole normale supérieure. Timides et propres sur eux, ils ne sont pas du genre à faire un doigt aux pandores. Le 7 octobre, ils comparaissaient pourtant devant le tribunal correctionnel de Lyon pour « outrages à policiers et rébellion avec violences ». Les faits remontent à mars dernier. Alors qu’ils marchaient sur les berges du Rhône pour se rendre à une conférence, une bagnole de police s’amuse à faire des allées et venues sous leur nez. Au troisième passage, Anne lâche à haute voix : « on est sur une voie piétonne ici ! ». Elle et son ami vont le payer cher. Appellant une dizaine de collègues en renfort (on ne sait jamais, des fois que le couple se promènerait avec un gun), les agents « outragés » redéboulent sur les lieux pour se faire justice. « Un des policiers m’a mis un coup dans le ventre », racontera à la barre le pas très costaud Samuel, qui évoquera aussi « l’étranglement » subi par son amie. Vingt-deux heures de garde à vue plus tard, les deux victimes déposent plainte pour « violences illégitimes et coups et blessures ». Plainte classée sans suite par le parquet. Celle des flics, en revanche, ira jusqu’au bout. Condamnés à cinq cents euros d’amende avec sursis, Anne et Samuel ne s’en tirent pas si mal : à leur place, un basané de banlieue se serait pris du ferme. Ils s’en tirent quand même beaucoup moins bien que leurs agresseurs. « La police est violente en France et la justice la protège », constatait Samuel à l’issue de l’audience. Et ça, c’est pas un truc qu’on apprend à Normale Sup’.

Publié dans CQFD n°5 octobre 2003

 
Pas de statut Cinq cents ouvriers en intérim ont été mis à la porte de l’usine PSA de Poissy, le 10 octobre, pour cause de « ralentissement de l’activité ». Une intérimaire de 21 ans, Céline, est l’une des rares à avoir manifesté contre ce brusque coup de balais : « J’ai été mise à la rue en une seconde. J’ai quitté l’école. J’ai travaillé dans la restauration, cassière. Rien que du temporaire. » (Libération, 11/10). Peugeot raffole de cette main d’œuvre jetable, qu’elle peut embaucher, débaucher et réembaucher à sa guise. Un délégué CGT : « C’est dur de les mobiliser. Ils ne manifestent pas parce qu’ils ont peur. Et parce qu’ils veulent se faire embaucher. La direction leur dit : “Tenez-vous tranquille, faites vos six mois de carence, vous reviendrez”. Et ils reviennent. » Rien qu’à l’usine d’Aulnay, PSA emploie mille trois cents intérimaires. Un jour dehors, un jour dedans. Pas de toit Un joyeux squatteur du « Nikel Krom », à Marseille, qui avait eu la mauvaise idée d’être là quand les huissiers ont déboulé, vient d’être condamné à une amende 400 euros par mois d’occupation. Comme le squat était ouvert depuis dix mois, il va devoir raquer 4 000 euros. Pas facile, quand on n’a que le RMI et des amis sans le sou. Pas facile non plus de se loger dans une ville qui spécule sur la Coupe de l’America (voir CQFD n°4) et dont la (...)
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« Deux millions de musulmans en France, ce sont deux millions d’intégristes potentiels. » Pierre-André Taguieff (chercheur au CNRS), France Inter, 1997 « Avoir des Polonais, des Italiens, des Portugais, pose moins de problèmes qu’avoir des Noirs ou des musulmans. » Jacques Chirac, Le Monde, 21/06/1991 « Au lieu de contribuer au progrès de l’humanité, [les fils d’Allah] passent leur temps avec le derrière en l’air à prier cinq fois par jour [...] Ils se multiplient comme des rats [...] Il y a quelque chose, dans les hommes arabes, qui dégoûte les femmes de bon goût. » Oriana Fallaci , (écrivain), La rage et l’orgueil, Plon, 2003 « Oriana Fallaci a l’insigne mérite de ne pas se laisser intimider par le mensonge vertueux. Elle met les pieds dans le plat, elle s’efforce de regarder la réalité en face. » Alain Finkielkraut, (philosophe), Le Point, 24 mai 2002 « Fallaci vise juste, même si elle peut choquer par (...)