RSS CQFD



AGENDA CQFD

Nouveau site, qu’on vous dit !

Hé ! Pour l’agenda comme pour le reste, ça se passe ici maintenant : www.cqfd-journal.org

o-OO-o

ÇA BRÛLE !
Encore ici ?

Ah mais, c’est qu’on a des lecteurs têtus !

L’équipe de CQFD


du N°006
Foire aux emplois à la mairie de Paris

C’est un marché aux bestiaux très tendance qui s’est tenu les 16 et 17 octobre sur l’esplanade de l’Hôtel de Ville, à Paris. D’un côté, les chômeurs, conviés par la mairie à venir munis d’un CV pour vendre leur force de travail au prix où ces machins-là se vendent de nos jours. De l’autre, les maquignons joufflus du monde de l’entreprise. « L’espoir est qu’après avoir échangé des CV, ces femmes et ces hommes échangeront des regards (...)

>>suite>>
 
Faux amis

Philippe Val

Il y a mis le temps, mais il a fini par y arriver. Avec deux ou trois semaines de retard, Philippe Val a accroché son wagonnet au train des BHL, Finkielkraut, Askolovitch, Adler, Macé-Scaron, Glucksmann, Imbert et autres qui foncent comme des ânes amphétaminés sur les rails (par eux-mêmes posés) de la dite « affaire Tariq Ramadan ». Pour se faire pardonner un peu son arrimage tardif, le patron de Charlie Hebdo tente de se faire plus gros que la locomotive : puisque les vigies de tête accusent d’antisémitisme les organisateurs du Forum social européen, Val pousse la manette encore plus à fond en fustigeant une « rhétorique immuablement semblable à celle qui innerva l’Europe d’avant-guerre » et qui, bien sûr, « a de quoi alarmer tous ceux qui savent comment meurent la paix et la démocratie » (Charlie Hebdo, 05/11). Il va sans dire que Val se range parmi les hommes « qui savent », fût-ce en bout de queue. Ce qu’il sait à coup sûr, par exemple, c’est que (...)
>>suite>>
Moussa, mort deux fois
>C’était il y a deux ans, à l’amorce du climat d’hystérie qui a fait barrer en vrille les élections présidentielles. A peine si on s’en souvient encore. Le 2 janvier 2002, trois gamins d’une cité HLM des Mureaux (Yvelines) chouraient une bagnole pour une virée à Paname. Une voiture de flics les prend en chasse. Le conducteur accélère, prend une sortie de périph’, ne ralentit pas au barrage plein de trous que la police est en train d’échafauder. Au moment où la Polo lui passe sous le nez, un des flics fait feu. Sans être menacé, encore moins en péril, il tire trois balles en visant la tête. Un passager s’effondre, mortellement touché à la tempe. Il s’appelait Moussa et avait 17 ans. L’affaire fait grand bruit : non parce qu’un jeune est mort (« il l’avait bien cherché », écriront des éditorialistes), ni parce que le juge d’instruction a exclu sur le champ de mettre le policier en examen, mais parce que ces deux faits réunis déclenchent une émeute. Des voitures partent en cendres, répandant le dégoût et l’abomination à la « une » des médias. Quelques jours plus tard, la manifestation solide et sans grabuge qui remonte les Mureaux pour demander justice ne suscite déjà plus qu’une attention négligée : quelques articulets ici ou là. Puis, silence. Pas une goutte d’encre ne sera versée, pas une onde hertzienne gaspillée pour commenter le verdict rendu le 10 octobre dernier par la Cour d’assises de Paris, condamnant à quatre ans de prison ferme le conducteur de la Polo. Un mois auparavant, la famille de Moussa voyait sa plainte classée sans suite. Même pas une brève dans le journal local. Circulez, y a plus rien à voir.
 
Débat externalisé « Le débat interne, comme d’habitude, nous renforcera », a ronronné François Chérèque, le patron de la CFDT, alors que sa boutique fait eau de toute part et que les clients se barrent par milliers vers la concurrence (Le Monde, 06/11). C’est précisément par l’escamotage du moindre « débat interne » que Chérèque avait apporté son soutien printanier au charcutage des retraites et au plan de radiation de huit cent mille chômeurs. Il faut dire qu’il y a plus grave que de ne pas « débattre » à la CFDT : en faire partie. Culture d’entreprise Dans une note interne datée du 21 octobre, le chef de la police de l’Hérault assigne des résultats chiffrés à son personnel : au moins vingt garde-à-vues par jour dans les différents services de police. Les matraqueurs volants de la Brigade anti-criminalité (BAC) doivent, quant à eux, « réaliser l’objectif minimum de six GAV [garde-à-vue] journalières ». La note ayant « fuité » dans la presse, certains se sont émus à l’idée que la police ramasse le premier venu juste pour faire du chiffre. Il n’y a pourtant aucune raison que les forces de l’ordre dérogent à la culture de l’excellence. Il serait par ailleurs étonnant - et, pour tout dire, parfaitement anti-républicain - que les nouvelles normes de production de « GAV » se limitent au seul département de l’Hérault. Par solidarité, et pour faciliter la tâche aux agents, CQFD exhorte tous les bons (...)
>>suite>>

Les articles et les archives de CQFD sont libres d'accès sur ce site. Néanmoins le journal n'existe que grâce aux ventes en kiosque et aux abonnements.
SANS PAPIER, PAS D'OCTETS !
Âmes généreuses, vous pouvez aussi, effectuer un don en ligne pour le journal,
merci à vous !


| Site réalisé sous SPIP avec des logiciels libres (GNU) par : Juan Rodriguez et Gilles Klein |

NUMEROS PRÉCÉDENTS
CQFD au quotidien
THÈMES
-Armement
-Guerres
-Chômage
-Foulard et laïcité
-Faux amis
-Genres
-Exils et expulsions
-Luttes sociales
-Médias
-Patrons
-Science contre capital
-Sécuritaire
-Musique
-Livres
-Chroniques
-A l’arrach’
-Ecologie
-Chronique carcérale
-Santé
-Dessins
-Anthologie
-Courrier des lecteurs
-Fascisme