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du N°011
Après la vague rose aux régionales

Supposé incarner l’espoir du peuple de gauche aux prochaines présidentielles, Laurent Fabius a troqué la pince à sucre contre une faucille de communard : « La différence entre la gauche et la droite reste liée à un choix simple, celui de défendre ou non l’égalité », haranguait-il les masses à la veille des régionales (Le Monde, 12/03/04). Il y a quatre ans, Fabius l’égalitaire tenait un langage sensiblement différent : « Le FMI et la banque mondiale jouent un rôle très (...)

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Faux-amis

Jean-Christophe Rufin

C’est comme ça : dix ans après le génocide rwandais, il y a peu de chances que les Français mouillés dans le massacre en répondent un jour devant les juridictions compétentes. Ni les témoignages nombreux et accablants des rescapés, ni les accusations portées par l’ancien responsable des casques bleus Roméo Dallaire, ni les pièces à charge fournies par l’actuel pouvoir rwandais, ni les dossiers explosifs accumulés par des journalistes fouillant le sujet depuis de longues années (Patrick de Saint-Exupéry, Jean-Paul Gouteux, Mehdi Ba, Colette Braeckmann...) n’y changeront rien : toutes les mises en cause de l’État français pour son soutien avéré aux génocidaires sont « tout à fait infondées et même totalement scandaleuses », comme dit la culotte de peau liftée Michèle Alliot-Marie (07/04/04). Lorsqu’un voleur de scooter chopé en flagrant délit s’obstine à nier, il est d’usage de le condamner plus sévèrement. Mais quand l’État (...)
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Tranquillité publique
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Nanterre était l’une des dernières villes des Hauts-de-Seine à ne pas avoir de police municipale. Cette négligence d’un autre temps est enfin réparée : la mairie (PC) a décidé en mars de créer son propre bataillon de sécurité. Ce nouveau service s’appellera « direction de la tranquillité publique », un label qui fleure bon son couvre-feu à l’heure des siestes notariales. Il sera doté dès cette année de trente-trois vigiles, pardon, « relais publics », dont la mission reste encore à définir : distribuer des boules Quiès ou quadriller les rues en faisant « chuuut » ? En attendant, la ville a eu le privilège de voir l’une de ses cités - le quartier du Parc - élevée par le ministère de l’Intérieur au rang de site sensible dit de « haute sécurité », où l’application des lois Sarkozy et Perben 2 sera prioritaire. Deux mois après l’affaire des vols de documents dans le bureau des juges de Nanterre, il était temps… Curieusement, les habitants ne sont pas tous tranquilles devant ces innovations. Regroupés en collectif, les réfractaires s’inquiètent de la « non-prise en compte des besoins humains dans des secteurs de proximité ou de prévention », toute priorité étant désormais donnée au recrutement des agents « relais ». Au cours d’une réunion avec des élus, le 24 mars, ils ont demandé à la mairie de surseoir à sa décision. Demande rejetée. « 48,5% de mes élèves vivent en dessous du seuil de pauvreté, a témoigné une prof du collège Paul-Éluard. On parle beaucoup de laïcité, mais je voudrais surtout que l’on parle de gratuité à l’école. C’est le sixième livre que je demande à mes élèves d’acheter. Les familles ne peuvent pas suivre. Alors c’est vrai que l’insécurité existe. J’ai un petit doudou qui vient au collège alors que chez lui, depuis des mois, il n’y a plus d’électricité, plus d’eau, de téléphone. Et dont la maman est partie tellement elle en avait marre. » Peut-être qu’un tranquillisant ferait l’affaire ?

Publié dans CQFD n°11, avril 2004.

 
Déchus Challenge, le magazine du cadre fonceur, fournit régulièrement les bonnes astuces pour soumettre ou virer à moindre frais le petit personnel. Mais depuis que les cadres eux-mêmes se font jeter par paquets, il arrive que le mensuel compatisse au sort des chômeurs. Dans son numéro d’avril, Challenge se penche ainsi sur le cas de plusieurs cadres qui, après avoir gagné « 5 000 euros net par mois », ont été brusquement « licenciés » et « privés prématurément d’indemnités de chômage avec la réforme de l’Unedic ». C’est d’autant plus dur que les postes de cols blancs se font rares : de 2003 à 2004, les offres d’emplois pour cadres ont baissé de 13 %, après avoir chuté 25 % l’année précédente. Du coup, constate Challenge avec appréhension, les anciens maîtres « se révoltent contre cette trahison. » On doit pouvoir se bricoler une belle fronde, avec une cravate... Gonflé François Chérèque a un culot en béton armé. Responsable, avec ses cousins du Medef, de l’amputation de 800 000 chômeurs, le patron de la CFDT explique ainsi la déroute de la droite aux régionales : « Les Français ne sont pas sots. [...] Alors que la croissance ne revient pas, on lèse les ménages les plus modestes en diminuant le traitement social du chômage. » (Le Nouvel Observateur, 01/04/04) Et un bon gros traitement social dans ta gueule, ça te lèserait ? Ingénieux C’est le nouveau produit à la mode : le pistolet électrique paralysant Taser X (...)
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...des amis de la police Cette anthologie accompagne l’article traitant d’une action remarquée de la BAC à Lyon, « Descente sur une bavure policière », dans le n°11 de CQFD « La police a bien fait son travail. [...] Si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherais d’aller faire le con dans les manifs. » Robert Pandraud ministre RPR de la Sécurité, à propos de Malik Oussekine, matraqué à mort, 06/12/86 « En l’état actuel des connaissances, rien ne permet d’accuser qui que ce soit d’une erreur, d’un manquement ou d’une faute. » Philippe Marchand ministre PS de l’Intérieur, à propos d’Aïssa Ihich, mort en garde-à-vue après son tabassage, 29/05/91 « Ce fonctionnaire n’a fait que son devoir. » Jacques Toubon ministre RPR de la Justice, à propos du policier qui avait tué un enfant yougoslave de 7 ans d’une balle dans le dos, 21/08/95 « Les policiers ont agi en état de légitime défense. » (...)