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L’équipe de CQFD


du N°017
DRAME DE L’INSÉCURITÉ DANS LES TRANSPORTS

Avertissement aux clients de la SNCF : ne pas sortir à la seconde votre billet de train est un délit passible de tant de coups de bâtons et de tant d’heures à croupir au cachot. Certes, on peut trouver mieux, demandez à Yassine qui a laissé un testicule au commissariat d’Asnières. N’empêche que l’aventure survenue à nos copains Lefred-Thouron et Yan Lindingre, qui ne portent pas de survêt’ à capuche, qui sont blancs comme le plâtre délavé de leur Lorraine, qui (...)

Gare de l’Est, 21 octobre. Nos compères arrivent à la bourre pour choper le train de 19 h 44 pour Nancy. Lindingre extirpe son billet et le tend aux préposés du contrôle à quai. Lefred cherche fébrilement le sien, enfoui sous une pile d’albums de BD. Le train menaçant de partir sans lui, il referme son sac et se dirige en courant vers la rame tout en lançant aux contrôleurs : « Je trouverai mon billet une fois dans le train ! » Mais à peine monté, il se fait alpaguer par trois (...)

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FAUX-AMIS

LES ANTI-BUSH

Qui aurait pu imaginer ça ? Bush réélu dans un transat par 58 millions d’Américains, à croire que pas un seul parmi eux n’a lu les éditoriaux de Jean-François Kahn. « Comment aider les Américains à se débarrasser de Bush », avait pourtant titré Marianne dès le mois d’août (28/08). « Pourquoi il faut battre Bush », avait renchéri en « une » Le Nouvel Observateur (16/09). Même Le Monde, oublieux de l’époque où nous étions « tous des Américains », avait jeté ses forces dans la bataille en barrant ses pages d’un comminatoire « America yes, Bush no » (16/10). « Putain quatre ans ! Ce que serait un second mandat de Bush », avait alerté Courrier international (28/10). Pour les éditorialistes français, qui n’ont eu de cesse pendant vingt ans de nous gaver de leur modernité alzheimo-reaganienne, l’occupant de la Maison Blanche était devenu « l’homme à battre » (titre de Libé, 02/11). Jusqu’à la dernière minute, ils ont trôné sur les (...)
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UN PETIT MATIN GRIS
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C’est un de ces petits matins gris avec comme un goût fadasse de chicorée soluble. L’air de rien, le monsieur de la radio annonce le rapport Camdessus. Vous n’êtes même pas encore au boulot qu’on vous dit que vous irez bosser jusqu’après votre retraite, qui sera de toute façon symbolique. On vous annonce qu’ils veulent supprimer le CDI. Que la règle sera la précarité : il vous sera impossible de faire des projets d’avenir, de refuser ce job pourri à l’autre bout de la France, vous serez toujours sur le qui-vive, toujours tendu, jamais tranquille, vous aurez une vie de merde. En plus, il a plu dans la nuit et le linge qui séchait est trempé. On vous dit que jeune ou vieux, vous ne bossez pas assez. Et pour trop cher, de toute façon. On vous dit qu’on va bloquer le Smic. Un de ces petits matins où les chômeurs seront fliqués plus que jamais. Et qui dit ça ? Michel Camdessus. L’ancien patron du FMI. Maintenant qu’ils n’ont plus rien à privatiser dans les pays pauvres, ils veulent privatiser les pauvres dans les pays riches. Détruisez toutes les protections ! Libérez les forces du marché ! Alors, pour pas céder à la panique, après la « journée mondiale du refus de la pauvreté », on décrète 364 journées mondiales du refus de la richesse. Sauf celles qu’on va créer nous-mêmes.

Publié dans CQFD n°17, novembre 2004.

 
Sûreté Fin octobre se tenait à Marseille le « forum mondial sur la sûreté ferroviaire », organisé entre autres par la Commission européenne. Logés à grand frais au Sofitel Palm Beach, deux cents dirigeants du rail et des services de sécurité ont planché pendant trois jours sur « la sûreté des voyageurs et des agents, l’un des tout premiers droits de l’Homme », comme a dit Michel Vauzelle, le président PS de la région PACA. Le tabassage de nos camarades Lefred-Thouron et Yan Lindingre n’a pas été évoqué, pas plus que le recours croissant aux officines privées, pourvoyeuses de vigiles surexploités, sous-payés et parfois pas même déclarés (voir l’enquête « Vigiles au rabais en gare Saint-Charles », CQFD n°14). On s’est en revanche félicité que « la délinquance en gare Saint-Charles a diminué de 40 % ». Celle des agents n’était pas incluse dans la statistique. Cohésion Pour mener à bien leur noble mission législative, nos élus ont parfois besoin d’un coup de main. Neutre et désintéressé, ça va de soi. À la veille d’examiner le projet de loi dit de « cohésion sociale », les sénateurs UMP ont ainsi reçu une liasse de vingt-deux amendements rédigés clé en main par le Medef. Selon L’Huma (28/10) et Le Canard enchaîné (03/11), ces anti-sèches avaient été minutieusement préparées : à en tête du Sénat, dans le style du Sénat, dans la typographie du Sénat et avec la complicité de plusieurs sénateurs. La manip’ ayant été (...)
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... d’un mois de sécurité Cette anthologie accompagne l’article « Soulèvement de quartier contre la violence » publié dans CQFD n°17, disponible actuellement en kiosques et librairies. « Hier soir, le quartier de la Plaine-du-Lys, à Dammarie-lès-Lys, était sous surveillance policière. Objectif : maintenir le calme dans cette cité dite sensible. [...] “Jeudi soir, alors que je me rendais chez ma mère, j’ai aperçu un groupe de six ou sept personnes sur le parking Provence. Parmi eux, il y avait des membres de ma famille. Je me suis approché. On a assisté à une interpellation. Les forces de l’ordre, environ vingt-cinq personnes, nous ont ordonné de dégager en nous donnant des coups. En fuyant, j’ai perdu l’équilibre. Quand je me suis retourné, j’ai reçu un coup de tonfa en plein visage. Les policiers se sont alors repliés”, raconte Omar. Un ami le conduit aux urgences de la clinique des Fontaines, à Melun, où un médecin constate (...)