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Ah mais, c’est qu’on a des lecteurs têtus !

L’équipe de CQFD


du N°025
ILS ESPÉRAIENT AVOIR AU MOINS LES J.O., MAIS…

Dire qu’on a été soulagé en apprenant que « Paris 2012 » l’avait dans l’os serait en dessous de la réalité. Avec une pensée pour les Londoniens que la spéculation olympique jetterait sur la paille, on déboucha un rosé bien frais pour trinquer à la splendide raclée reçue par les VRP parisiens, au premier rang desquels le minable absolu Chirac, serré par Delanoë, aussi triste dans son « enthousiasme » managérial que les fausses nappes à carreaux des « lounge bars » qui (...)

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FAUX-AMIS

TONI NEGRI

Le giscardisme est-il un léninisme ? La question se pose après le soutien ardent apporté par Toni Negri à la Constitution européenne. Doté d’un bac + 12 en dialectique, le gourou d’un marxisme branché faisait tribune avec le collectionneur de montres en or Julien Dray, affirmant que le traité serait un moyen de « combattre l’Empire, cette nouvelle société capitaliste mondialisée ». Quand le Non l’eut emporté, Negri s’exclama, amer : « C’est impressionnant, ce point de vue réactionnaire, archaïque ! » (Télérama, 08/06/05) En apparence, l’expression d’un oui-ouisme prolétarien et révolutionnaire avait de quoi surprendre. Mais en apparence seulement. Car s’il y a bien un mérite qu’il faut reconnaître à Negri, c’est de n’avoir jamais dérogé à ses convictions initiales. Il ne fait pas partie de ces ex-mao-trotsko-avant-gardistes qui, il y a trente ans, pimentaient leur plan de carrière d’un poil de (...)
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CARTE POSTALE D’UN BRANLEUR AU SOLEIL
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Salut à vous. J’m’y prends un poil à la bourre mais, mes potes pourraient vous l’dire, j’ai fait un effort… Si j’vous écris, c’est parce que je veux lancer un APPEL D’UN BRANLEUR AU SOLEIL À SES CAMARADES ! Collègue Rmiste, chômiste ou cotorépiste, organise-toi et pars ! Prends Aznavour au mot et viens galérer au soleil ! Non, la misère n’est pas moins pénible au soleil, faut être riche pour croire ces conneries, mais pars quand même, collègue précaire. Parce que tu n’as pas l’argent pour ça, tu éviteras les pièges à touristes couillons et tu te feras inviter chez les gens. Et là, tes euros que tu mettras dans la marmite commune, ils mettront du manioc dans le riz. En gros, je te propose de rembourser un peu de la dette coloniale de manière agréable, entre nous, gueux du peuple d’en bas. Et pis même, si tu veux aller jusqu’au bout, tu pourras distribuer des cartes d’invitation, voire faire un p’tit mariage blanc, ça fera autant de gratteurs de plus en France et de familles de moins dans la galère de l’autre coté de la barrière. Et comme t’es un gens bien, tu louperas pas une occase de raconter la nôtre de France, celle des ceusses qui roulent pas sur l’or et qui veulent quand même être contents passqu’on pourra jamais nous empêcher de boire le p’tit jaune et d’faire tourner un cône entre copains. Inventons la coopération pauvre-pauvre pour faire la nique aux friqués du sud et du nord ! Et puis, c’est quand même jouissif de s’payer des vacances aux frais de l’État (pour la peine, j’lui mets même une majuscule) alors que Sarko et ses copains ne parlent que de contrôles renforcés, de réinsertion et mon cul sur la commode ! J’peux te l’dire, à l’heure où tu m’lis dans ton rade, moi j’crame par 45° à l’ombre entre Tombouctou et Bankass ! Allez, j’te bise.

Daniel, lecteur.

Publié dans CQFD n°25, juillet-août 2005.

 
Intox Début juillet, les médias faisaient leur miel d’une étude du Credoc concluant au « durcissement de l’opinion à l’égard des chômeurs ». Alors que ces derniers s’apprêtent à endurer de nouvelles sanctions, la nouvelle ne pouvait pas mieux tomber pour le gouvernement. Pourtant, à y regarder de plus près, les conclusions du Credoc s’avèrent branlantes. Elles s’appuient notamment sur ce chiffre : 72 % des interrogés approuvent la suppression des allocations chômage « aux chômeurs qui, au bout d’un certain nombre de mois, refusent un emploi moins qualifié ou moins rémunéré que celui qu’ils cherchent. » Formulé comme ça, ça ne veut rien dire : à CQFD non plus, on n’est pas favorable à l’indemnisation d’un ancien PDG de Carrefour refusant un poste un petit peu moins opulent. La vraie question devrait être : « Êtes-vous pour qu’on sucre ses allocs à un ancien employé qui refuse un boulot payé moins de 1 000 euros alors qu’il en touchait 1 300 autrefois ? » Mais les réponses auraient sans doute été moins édifiantes... Autre chiffre invoqué par le Credoc : 81 % des Français seraient « plutôt d’accord » avec l’idée qu’« il est parfois plus avantageux de percevoir des minima sociaux que de travailler avec un bas salaire ». Et pour cause : c’est la vérité ! Les salaires deviennent si rachitiques qu’ils peinent à rivaliser avec les cacahuètes du minimum social. Les gens (...)
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... d’un tango liberal Cette anthologie accompagne l’article « Le jour où l’argent supprima l’Argentine » publié dans le n°25 de CQFD, juillet-août 2005 « Je m’inclus dans ceux qui ont détruit l’Argentine. » Domingo Cavallo La Nacion, 14/03/03 « Président de la Banque centrale de la République d’Argentine sous la dictature militaire, ministre des Affaires étrangères puis de l’Économie du président péroniste Carlos Menem, à nouveau ministre de l’Économie du président radical de centre gauche Fernando de la Rua, chassé comme lui en décembre 2001 par les émeutes de la faim qui firent plus de trente morts, Domingo Cavallo a servi tous les régimes, démocratiques ou non, qui se sont succédé depuis un quart de siècle en Argentine. » www.latinreporters.com, 04/04/02 « Le ministre de l’Économie de l’Argentine, Domingo Cavallo, s’est montré optimiste (...) : “Nous avons retrouvé le chemin de la (...)