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du N°027
CEUTA, MELILLA, LAMPEDUSA… COMME LE MUR DE BERLIN

Un jour, il y a de ça longtemps, Kadhafi se montra au volant d’un bulldozer, démolissant un poste-frontière entre Libye et Tunisie, dans un élan de panarabisme un chouia démagogique. Aujourd’hui, il reçoit un sinistre de l’Intérieur français et lui promet de contribuer au flicage de la plus grande des frontières, celle qui se dresse entre le fric et ceux qui rêvent de le dépenser. L’ancien ennemi public n°1 et ses collègues autocrates du Maghreb sont devenus (...)

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FAUX-AMIS

LA PIGISTE BRANCHÉE

On croit acheter Télé 7 jours pour sa grand-mère et, victime de la fébrilité de la vie moderne, on emporte Technikart. Et là, sur la couverture kitsch en diable, à prendre sûrement « au 30e degré », à côté d’un leader socialiste déguisé en monarque républicain, le mensuel des branchés parisiens s’interroge : « Faut-il brûler les altermédias » ? On se souvient alors qu’il y a peu, une certaine Anna Borrel a appelé CQFD. « J’écris un truc sur la presse alternative. » Humblement, elle se présente comme une simple pigiste, et pose deux-trois questions, s’immisçant autant qu’elle peut dans le fonctionnement du canard, surtout intéressée par les questions de rémunération. Elle s’étonne que la ligne éditoriale de CQFD se discute collectivement (« C’est pas trop le bordel ? ») et puis s’en va. Pour Anna la pigiste, seule l’autorité d’un rédac’ chef semble être garante de l’harmonie et de la cohérence d’un (...)
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LA COLONISATION, « UN PROBLÈME FRANCO-FRANçAIS »
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On s’en souvient, l’Assemblée nationale avait adopté le 23 février 2005 une loi visant à enseigner dans les écoles « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord. » « La Nation exprime sa reconnaissance, précisait le texte, aux femmes et aux hommes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d’Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française. » Le message est clair. Comme l’indique la proposition de loi, notamment signée par Philippe Douste-Blazy, il s’agit de reconnaître que c’est « grâce [au] courage et [au] goût d’entreprendre [des colons français] que [l’Algérie] s’est développée. » Les Algériens apprécieront… En France, la majorité des associations et syndicats enseignants a dénoncé le texte, qui devrait s’appliquer aux livres scolaires dès la rentrée prochaine. De son côté, ravi de ce dérivatif inespéré, le président algérien Bouteflika parle de « cécité mentale confinant au négationnisme et au révisionnisme », ce qui n’est pas faux, cinquante ans après les massacres de Sétif (30 000 à 45 000 Algériens tués par l’armée française). Ni une ni deux, Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux Anciens combattants, par ailleurs décoré de la médaille coloniale, va donc expliquer aux Algériens ce qu’a été la colonisation. Le 15 septembre dernier, il accordait donc un entretien au journal algérois Le Citoyen. Le lecteur y apprend que la période coloniale n’a pas été que « torture », « exactions » et « maltraitance » et qu’il faut arrêter de se laisser influencer par de « pseudo »-historiens. Mieux, pour cet ex-militaire, la colonisation est avant tout « un problème franco-français ». C’est vrai ça : au fond, la colonisation, qu’est-ce que les indigènes en savent ?

Publié dans CQFD n°27, octobre 2005.

 
Poésie « Je m’essuie la goutte d’urine sur le drapeau de mon pays / ce chiffon sur lequel se couchent les chiens / et qui ne représente rien à part trois couleurs / et un aigle qui provoquent en moi une nausée nationaliste », a écrit un jour Sergio Witz, poète mexicain. La Cour suprême de sa patrie a décrété mercredi 28 septembre que face à un tel outrage, des poursuites judiciaires n’étaient pas contraires au droit à la liberté d’expression. L’article 191 de la Constitution mexicaine stipule en effet que « celui qui outrage l’emblème de la République ou le drapeau national sera condamné à une peine de six mois à quatre ans de prison ou à une amende de 53 000 pesos (4 000 euros) ou les deux sanctions, à la discrétion du juge. » Ça fait cher la goutte de pisse. Marseille S.A. Le chef du Medef des Bouches-du-Rhône, Stephan Brousse, qui avec Laurence Parisot pense que « l’entreprise ré-enchante le monde », écume les médias pour y dénoncer la méchante grève du Port Autonome de Marseille. Se présentant comme un simple patron de PME, il pleure sur « l’entreprise Marseille » qui « aujourd’hui, a fermé ses portes. Et l’inquiétude qu’on a, c’est qu’au niveau France et Europe, les clients de cette entreprise-là vont s’approvisionner ailleurs. » Ce type, à force de ré-enchanter le monde, il ne sait plus où il habite. On croyait vivre dans une ville, mais en fait on crèche dans les vestiaires (...)
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