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du N°029
LIBÉREZ LES ÉMEUTIERS

Le 12 novembre, CQFD reçoit un coup de téléphone angoissé d’amis argentins : « Qu’est-ce qu’il se passe en France ? C’est l’état d’urgence ? Le couvre-feu ?! » Là-bas, à Buenos-Aires, ils savent ce que ces mots veulent dire : les chars dans les rues, des files de passants les bras en l’air braqués par des militaires, des camions lancés à vive allure en direction de lieux de détention improvisés et centres de torture. Faut dire que la presse (...)

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FAUX AMIS

CHRISTOPHE BOURSEILLER

Dommage ! Les lecteurs des prochaines générations n’auront sans doute pas l’occasion de lire l’énième bouquin de Christophe Bourseiller faisant l’éloge, rempli d’anecdotes croustillantes, de l’audace esthétique montrée par la révolte que viennent de connaître des dizaines de quartiers de banlieues. Et pourtant, ce multicarte n’aura pas économisé son énergie pour contribuer à la remise en question de son époque, activité pour laquelle il affirme avoir une « instinctive sympathie ». Acteur, écrivain, homme de radio et de télévision, journaliste (notamment à Libération, Le Figaro, l’Express...), Bourseiller s’est laissé aller ces dernières années à quelques frivolités. Il a choisi de distraire le public avec trois sujets totalement dérisoires : le mouvement Dada, les courants communistes anti-staliniens et l’Internationale situationniste, trois mouvements critiques dont le point commun, selon les époques, les lieux et les (...)
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LA BONNE CONSEILLÈRE DU CHÔMEUR
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Après un mois d’attente, hier, je n’avais toujours pas reçu de réponse de l’Assedic à ma demande d’ouverture de droits. Je me suis donc rendue à l’antenne dont je « dépends » pour faire débloquer mon dossier. Comme la « conseillère » me sortait l’habituelle rengaine : « Ah, mais je ne peux rien faire, moi, c’est le traitement informatique », je lui ai assuré que je ne bougerais pas de son bureau tant que le problème ne serait pas résolu. Et elle de me répondre : « À partir de janvier, ce genre de choses ne sera plus possible. Tout se fera par courrier et par téléphone. Sauf en cas de convocation. Ça, je ne m’en plains pas : les gens arrivent de plus en plus énervés… Au moins, on n’aura plus à gérer ça. » (N’empêche que je suis sortie de son bureau avec l’assurance que mon indemnité serait versée dès le lendemain.) Si l’Anpe fait preuve d’une ruse assez grossière quand elle diminue les chiffres du chômage en nous radiant de ses listes sous n’importe quel prétexte, l’Unedic, quant à elle, a trouvé un système tout simplement génial : nous faire disparaître de sa vue. Ce qui lui permet ensuite d’organiser notre misère paisiblement. D’ailleurs, la principale conseillère de l’Unedic, la chef du Medef Laurence Parisot, n’a certainement jamais vu un chômeur en vrai. Au cours des négociations avant la mise en place en janvier de notre nouveau régime d’indemnisation, elle affirmait qu’il fallait « dédramatiser » la situation, car il ne serait « raisonnable pour personne » d’augmenter les cotisations patronales. En revanche, « il y a sûrement des économies à faire sur la gestion du système. » (AFP, 08/12/2005) C’est-à-dire qu’à moins d’une mobilisation monstre des principaux intéressés, la réforme de l’Unedic qui sera mise en place en janvier restreindra encore nos droits, augmentant proportionnellement notre lassitude et notre rage. Et c’est sûr qu’il ne fera pas bon être « conseillère » en face de nous à ce moment-là.

Publié dans CQFD n°29, décembre 2005.

 
Concurrence Le 7 décembre, 300 ouvriers de l’usine belge Techspace Aero à Milmort dressent un piquet de grève et attendent de pied ferme les cadres. À 8 heures, lorsque les cols-blancs tentent d’entrer dans la boîte, la première ligne de grévistes leur balance des pétards. Début de retraite. Alors la deuxième ligne s’avance et leur expédie des œufs d’oie remplis de mayonnaise et de ketchup. Débandade générale. Le directeur rassemble à bonne distance de l’usine la centaine de cadres défaits et multicolores, les passe en revue et déclare solennellement : « Ceci est illégal », avant que la troupe ne disparaisse. Comme quoi, passer ses journées à construire des moteurs d’avions peut donner quelques idées simples et accessibles à tous ! Routine Paris, à deux pas de la gare Saint-Lazare, un soir de novembre. Un jeune homme marche à grandes enjambées. Il tient contre lui son sac dont la lanière vient de lâcher. Une voiture freine brutalement. Deux flics s’éjectent du véhicule, bondissent sur le passant et le bloquent contre le mur. « Tu l’as volé où ce sac, petit enculé ? » « C’est mon sac ! » « C’est ça, bâtard ! Vas-y, dis-nous ce qu’il y a dedans ! » « Il y a mes raquettes de ping-pong et des livres. » « Tu as intérêt à dire la vérité ! Faut pas nous prendre pour des cons ! » Le jeune ouvre son sac et sort les raquettes. Les flics : « Et qu’est-ce que tu fous là ? », « Je rentre chez moi, je (...)
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... du journaleux jetable Cette anthologie accompagne l’interview d’Alain Accardo publiée dans le n° 29 de CQFD. « Les précaires existent [à Radio France], mais ils n’existent pas. Ils existent puisqu’on les entend, qu’on les voit, qu’on les connaît, mais ils n’existent pas puisque nous avons dû les recenser, comme des entomologistes, un par un ! Ils sont 380, soit plus de la moitié de l’effectif des titulaires. [...] Nous avons demandé un peu plus de justice, et des têtes sont tombées, une par une, dans le silence. » Livre blanc SNJ « Spécial précaires » mai 2005 « [Une] journaliste s’est aperçue qu’un de ses patrons ne donnait pas de fiche de paie aux correspondants à l’étranger. “J’ai répondu que ça ne me paraissait pas très légal et que j’avais besoin de bulletin pour la retraite, les impôts et la carte de presse ! En réponse, ils m’ont annoncé qu’ils arrêtaient de collaborer (...)