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du N°035
UNE AUTRE PEUR EST POSSIBLE

Dur avec la violence, dur avec les causes de la violence. Ce slogan bravache barrait la une du numéro d’avril du Bulletin des socialistes, réservé aux adhérents du parti. C’était un mois avant les glapissements sécuritaires de Ségolène Royal. Tony Blair devrait réclamer des royalties : en 1992, il s’était hissé à la tête du Parti travailliste en martelant « dur avec le crime, dur avec les causes du crime ». On a vu pour le crime (plus de prisons privées) et on a vu pour (...)

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LES COMPLICES DU GRAND VIZIR

LEUR AMI DRISS BASRI

Mieux vaut quarante ans trop tard que jamais : le juge d’instruction en charge de l’affaire Ben Barka a créé un petit coup d’éclat, le 1er juin, en perquisitionnant au domicile de Driss Basri, l’ancien tout-puissant ministre de l’Intérieur de Hassan II. Le grand vizir n’était certes pas encore en poste en 1965 lors de l’enlèvement à Paris de l’opposant marocain, mais c’est le meilleur spécialiste des basses œuvres de la monarchie marocaine. Entré à la police comme indic, propulsé dans les années 70 à la tête la redoutable DST puis du ministère de l’Intérieur, Basri a supervisé depuis lors tous les sales coups du régime, que ce soit la répression des grèves et des émeutes (un millier de morts en 1981, plusieurs centaines en 1984) ou celle des opposants (tortures, disparitions et arrestations arbitraires durant toutes les années 70, 80 et 90). Peu de dirigeants au monde peuvent se targuer d’avoir exercé aussi (...)
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CHIEN MAPUCHE ECRASE
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Les dirigeantes socialistes ont un faible pour l’uniforme. En France, Royal veut encaserner les sauvageons. Au Chili, Bachelet laisserait bien crever les Indiens mapuches tombés sous le coup d’une loi antiterroriste datant de la dictature militaire. Condamnés à dix ans de prison pour avoir occupé des terres spoliées, trois leaders indiens et une activiste chilienne ont mené une grève de la faim de deux mois avant que la nouvelle présidente daigne examiner leur cas. Entre-temps, elle avait essuyé quelques reproches lors de sa tournée européenne. José Saramago, prix Nobel de littérature, lui a lancé : « Faites-moi le plaisir de jeter un œil au peuple mapuche, les Chiliens les plus anciens. » Fin mai, un Mapuche est passé par Marseille. La presse locale l’a superbement ignoré. Les élus PS, contactés par un Chilien qui croit au lobbying, aussi. Luis Llanquilef : « Dans les années 60, il y a eu un début de réforme agraire. Sitôt arrivé au pouvoir, Pinochet a tout défait. Il a livré nos terres aux exploitations forestières. Aujourd’hui, celles-ci veulent nous voler le peu qui nous reste, pour y planter des arbres génétiquement modifiés, qui arrivent à maturité en 15-20 ans au lieu de 50 et appauvrissent durablement le sol. Nous nous basons sur les documents de la réforme agraire pour réclamer la dévolution des terres. Mais les socialistes, au pouvoir depuis la fin de la dictature, n’ont plus rien à voir avec Allende. Eux aussi ont eu le cerveau lavé par les Chicago boys ultralibéraux. » CQFD a partagé un couscous avec Luis. Quand on lui a expliqué que dans les journaux d’ici la rubrique des chiens écrasés occupe plus de place que l’actualité internationale, il a répondu : « La prochaine fois, je parlerai de ce clébard mapuche envoyé en l’air par un camion. »

Publié dans CQFD N°35, juin 2006.

 
Aux orties ! A compter du 1 er juillet 2006, communiquer la recette ou mettre à la vente le purin d’orties peut entraîner des peines allant de 75 000 euros d’amende à 2 ans de prison. Motif : ce moyen phyto-sanitaire, résultat de la filtration d’orties macérés dans de l’eau, n’est pas homologué. Et cela contrairement à tous les produits « têtes de mort », fabriqués par les empoisonneurs internationaux. Une pétition signée de l’Association des Amis de l’Ortie circule. Non pas pour protester contre la séquestration législative du vivant, la soumission aux lobbys de la chimie ou une très banale tentative d’effacement des savoirs. Non ! Principal sujet de sa protestation : l’interdiction de vente de ce produit. Fichtre ! Entre les délires étatiques et les petits commerçants qui voyaient là l’occasion d’un marché surfant sur la vague bio, le torchon brûle. Prévention Le 7 novembre 2005, des caméras de télévision avaient filmé le tabassage policier d’un jeune dans les rues de la Courneuve. À peine remis, il se faisait arrêter une seconde fois sous l’accusation d’avoir lancé des pierres sur une voiture de police... Rebelote aujourd’hui. Cette fois, c’est Muhittin Altun, le rescapé du transformateur où avaient péri ses copains Bouna et Zyed, qui a droit à une piqûre de rappel. Le 30 mai, toujours souffrant de ses brûlures et de son traumatisme, il est arrêté pour le (...)
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... DE LA WAR ON TERROR « Si la guerre a lieu, je souhaite qu’elle réussisse. [...] Je fais confiance aux Américains pour régler le problème de la guerre. » Jacques Julliard, LCI, 08/02/03 « Des Marines américains, le 19 novembre 2005, ont tué des familles entières, au petit matin, dans leurs maisons lors d’une opération de représailles. [...] Des militaires conduits par un sergent, leur chef d’escadron, ont enfoncé les portes de maisons et tiré de sang-froid sur les occupants : hommes, femmes, enfants. Dix-neuf villageois ont ainsi été tués. [...] Des victimes ont été tuées à bout portant, une balle dans la tête ou dans la poitrine. Aucun des douze marines ayant assisté ou participé au carnage n’a cherché, dans les jours qui ont suivi, à raconter ce qui s’était réellement passé. » Libération, 30/05/06 « Quelle joie de voir le peuple irakien en liesse fêter sa libération et... ses libérateurs ! » Pascal Bruckner et Roumain Goupil, Le Monde, (...)