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o-OO-o

ÇA BRÛLE !
Encore ici ?

Ah mais, c’est qu’on a des lecteurs têtus !

L’équipe de CQFD


du N°036
VAUTOURS ET PIGEONS

Désastre, titre Libération. « Une hallucinante série noire », hallucine L’Express. « EADS entre déboires industriels et scandale boursier », s’insurge RTL. « Stock-options : l’affaire EADS relance la polémique », déplore Le Figaro. « Cette magnifique entreprise est en réalité une pétaudière », s’afflige La Tribune, tandis que Le Télégramme conspue ces « technocrates nocifs mais courtisans » qui n’ont « aucune compétence industrielle ». Si l’Airbus avait (...)

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FAUX AMIS

LE MERDIC’S BAR

C’est bien aussi, parfois, de s’asseoir. On trouve une place dans cet espace où les architectes de bar font des prouesses pour séparer et cloisonner, dans une ambiance velours où la prétention à l’intimité est éclairée de lumières tamisées. On demande un demi, tranquille. L’idée, c’est de le savourer. Mais c’est juste une idée. Parce que la bière est infâme. Les industriels ont tout mis dans la couleur, rien dans le goût. Une espèce de bouillon translucide, plat et âpre où seuls les restes d’une effervescence gazeuse rappellent le nom du produit. À peine le verre servi qu’il faut immédiatement le payer. Relié à l’ordinateur central, le serveur doit gérer en temps réel la comptabilité et les flux de l’entreprise. Et puis on peut comprendre la fébrilité inquiète du mastroquet à l’idée que le client puisse partir sans payer après avoir ingurgité sa pisse d’âne... La musique hurle, les basses frappent. Leurs ondes (...)
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ALLEZ VAS-Y PUTAING MAIS VAS-Y-EUH !
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Faut avouer qu’à CQFD on est quelques-uns à avoir reluqué les matchs de la Coupe du Monde, et même avec plaisir. Malgré Villepin en écharpe tricolore. Malgré les panzerdivisions de TF1. Malgré Gaza bombardée et expédiée en queue de journal bien loin après la polémique sur la nouvelle baballe qui va trop vite. Malgré la manchette sur le site Internet d’un grand hebdomadaire d’infos générales : « Finale France-Italie oblige, nos informations traitent toutes de la Coupe du Monde. Bon match à tous ! » Malgré l’escroquerie de la « France réconciliée ». Malgré les mafieux de la Fifa dont les milliards pourraient nourrir vingt pays pauvres. Malgré les Superdupont à chapeaux de marquise. Malgré l’enseigne publicitaire Zidane qui court avec un pied dans une grolle Adidas et l’autre dans un pot de Danone, qui ne se mouille jamais pour rien, icône planétaire mais travailleur docile. Malgré tous ces nababs en short infoutus de déclarer autre chose qu’un « bah oui j’crois qu’ça va être un gros match ». Malgré les tirs de lacrymos sur le Vieux-Port. Et même malgré l’élimination prématurée de la Côte-d’Ivoire et du Ghana, saleté d’injustice ! Plus d’une fois la tentation nous a ébranlés de faire clandestinement usage du « TV Be Gone » de Zaléa, la zapette magique qui éteint la télé : au moment des tirs au but, la gueule des supporters quand l’écran s’obscurcit ! Et pourtant on y était, nous aussi. Peut-être grâce à la tournée remise par le patron du Chiquito. Grâce aux gens dans la rue et aux bananes sur leurs visages. Parce qu’on n’a pas la bouche assez lippue pour mépriser deux milliards d’individus. Parce que la connerie des autres est aussi la nôtre et que sans elle le monde serait plus petit. Et puis surtout, parce qu’on n’a pas oublié Battiston !

Publié dans CQFD n°36, juillet 2006.

 
Pince-fesses Au matin du 8 juin, les robocops encerclent le palais du Pharo à Marseille, où se tient un colloque sur la « professionnalisation des études » dans le cadre « grand débat national forum-université » mis en place par Villepin. Dans la salle, des universitaires, des sociologues, des entrepreneurs et un représentant du Medef, Jacques Cercelet. Les quelques rares étudiants présents ont été triés sur le volet. À l’abri du moindre risque de contestation, tout ce petit monde est d’accord : « Il faut choisir ses études par rapport au travail. Les études doivent être inscrites dans un plan de carrière. » « L’étudiant est un produit à mettre sur le marché. Il faut former des produits compétitifs » On sort les calculettes, on évalue les coûts. « Du moment que ça rapporte, rien ne me gène », lâche Alain Tricolet, des Transports Genoyer, à propos du financement privé des universités. Mais, en bon économe, il prévient : « Je n’ai pas besoin de gens hyper-brillants en maths. » Sauf pour calculer l’angle de tir des grenades lacrymos. Injustice Didier Lombard, le successeur de Thierry Breton à la tête de France Télécom, promet de supprimer seize mille postes en France d’ici 2008 pour les remplacer par les jetables de la sous-traitance. Normal : sa boîte n’a fait que 5,7 milliards d’euros de bénefices en 2005, les actionnaires crient famine. La rémunération du PDG atteignait péniblement 1,07 million d’euros (...)
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... DU BONHEUR « Le Pichon Longueville Comtesse de Lalande de 1990 n’a pas l’effet du bouchon en bouche. Il est toutefois un peu bridé. Le 1978 a une expression généreuse, c’est un vin chantant qui glisse en bouche avec un vrai bonheur. » François Audouze, janvier 2006 « Je me suis contentée de lui sauter dans les bras envahie par le bonheur, j’y ai tellement mis tout mon amour que l’on tomba à la renverse tous les deux, ce qui nous arracha un fou rire. Un grand silence se fit ensuite lorsqu’on remarqua qu’on était allongés, moi sur lui dans le sable, nos bouches à quelques centimètres l’une de l’autre, ses mains dans le bas de mon dos commencèrent à me faire vibrer, mes yeux étaient humides de bonheur. » Bellissima 59 forum doctissimo.fr, mai 2006 « Mai 68, pour les gens de ma génération, c’est d’abord un souvenir de bonheur. Que la révolution était belle, cette année-là ! Qu’elle était gaie, et légère, (...)