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du N°038
OAXACA FILE LA TURISTA AUX JOURNALISTES

« Chaque nuit, le fantôme des communards parisiens accompagne les hommes et les femmes rebelles de Oaxaca, et il partage avec eux le mezcal des mineurs, pour le froid. Salud. » Carlos Beas, à qui CQFD donnait la parole dans son numéro de septembre, décrit ainsi l’esprit du soulèvement populaire de sa région. Fiction ou réalité ? Ce lyrisme enthousiaste et inquiet passerait pour de la subjectivité romanesque plus que pour un récit fiable. Ici, la fausse objectivité journalistique nous (...)

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FAUX-AMIS

LA CONTRE-ENQUÊTE

Cinq ans après l’explosion d’AZF, la rumeur gronde sur Internet : et si c’était Al Qaïda qui avait fait le coup ? Et si on nous cachait la vérité ? Et si le gouvernement Jospin avait sciemment occulté la thèse de l’attentat islamiste parce qu’il pétochait de faire la guerre aux barbus ? Tapez AZF sur un moteur de recherche, et vous vous retrouvez assailli par une ribambelle de forums où s’épanouissent ces insanités. Non sans quelques variantes subtiles, du genre « faux attentat islamiste ourdi par la CIA ». Dans Charlie Hebdo, il y a une petite rubrique amusante qui s’appelle « la rumeur Internet de la semaine ». Inutile toutefois d’y chercher une allusion aux délires sur AZF, et pour cause : c’est Charlie Hebdo qui les alimente. Le 20 septembre, l’organe du Patriotisme Démocratique publiait en effet une retentissante « contre-enquête » de quatre pages sur AZF, intitulée « Tout a explosé sauf la vérité ». La vérité que (...)
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TOUT EST SOUS CONTRÔLE
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La loi 2006-11 du 5 janvier 2006, appliquée depuis le 1 er juillet, institue l’interdiction d’apprendre à faire du vélo sans les petites roues. À moins que le bambin ne trouve l’équilibre grâce à une technique dûment validée par nos instances dirigeantes. Baliverne, bien sûr… Les minots peuvent encore pédaler peinards. Mais cette loi renforce bien l’arsenal législatif de contrôle de notre quotidien : elle interdit de faire connaître les propriétés de produits phytosanitaires naturels s’ils ne sont pas homologués. Qu’il transmette la recette du purin d’ortie à ses voisins, et pépé devient malgré lui le Jacques Mesrine du jardinage. Si le flicage des particuliers semble une tâche épineuse pour les pandores de potager, le contrôle des professionnels du bio est aussi aisé que d’écraser un doryphore entre deux doigts. Le 31 août, Éric Petiot, paysagiste et formateur dans l’Ain, a reçu la visite d’un inspecteur de la répression des fraudes, accompagné d’un collègue du service régional de la protection des végétaux. Ils ont épluché ses papelards pendant six heures, embarquant notamment ses cours sur la protection naturelle des arbres et des plantes. « J’ai été soi-disant tiré au sort dans les pages jaunes… J’ai plutôt été tiré comme un lapin ! » s’énerve Éric. « Mon but n’est pas de vendre des produits, mais de former les gens pour qu’ils s’autonomisent un maximum » précise-t-il. Les deux inspecteurs lui ont signifié qu’il ne pouvait mentionner les propriétés fongicides et insecticides des préparations exposées dans ses cours. Impressionné par ces réplicants du brevetage du vivant, Éric en tremble encore : « Je n’arrêterai pas ! Je continue mes stages ! »

Publié dans CQFD n°38, octobre 2006.

 
Dialogue social Au matin du 14 septembre, les chômeurs marseillais convoqués à l’ANPE de la Joliette ont dû rebrousser chemin : en raison d’une visite du ministre du Travail Gérard Larcher, un cordon policier long comme un jour sans alloc’ interdisait à quiconque d’entrer. Il fallait à tout prix éviter que la grosse légume à tête de Louis XVI se salisse le goître au contact d’un chômeur. Une poignée de syndicalistes venus depuis Arles ont eux aussi été parqués loin du ministre. « On a voulu diffuser nos tracts, mais les collègues de l’agence étaient si terrifiés que personne n’a osé les prendre », témoigne Sylvie Combes, une conseillère CGT. Empêchés d’accomplir le rituel réglementaire des « actes positifs et répétés en vue de trouver un emploi », les chômeurs de la Joliette attendent leur avis de radiation. Scandale Le préfet du Val-de-Marne à propos des expulsés de Cachan : « En réalité, les squatteurs veulent reconstituer un village africain en plein Paris. Ils veulent rester unis. » (recueilli par Entrevue du mois d’octobre) Vivre ensemble et s’entraider, c’est vraiment de la sauvagerie pure. Vie de château C’est Le Point qui nous l’apprend (29/09/06) : les bénéficiaires de l’Allocation spécifique de solidarité (ASS, 600 euros (sic) par mois) sont des « parasites » qui « dévoient la générosité du modèle social français ». Pour preuve, le témoignage (non vérifié) d’un (...)
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