du N°047



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CQFD d’été
Nous serons au festival de la compagnie Jolie Môme du 23 au 25 juillet à Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme) ainsi que les 4 et 5 septembre au festival de Malvières (Haute-Loire). Par ailleurs, une permanence est assurée au journal tout l’été. Si vous avez besoin d’affiches Lucha libre !, d’autocollants ou d’anciens numéros, n’hésitez

Rame sonore
Le festoche de Radio Galère, « Paroles de Galère », aura lieu les 4 et 5 septembre à la Friche de la Belle de Mai à Marseille. Appel à participation et infos sur www.parolesdegalere.net. Sûr que nous y serons !

o-OO-o

ÇA BRÛLE !
Do not disturb
Faut pas rester là messieurs dames, on ferme pour cause de vacances. Ce numéro – double, nous ne sommes pas chiens – devra vous faire jusqu’au 16 septembre. En août, c’est relâche. Alors, nous remercions chaleureusement nos confrères toulousains de L’Amiante qui, tirant définitivement le rideau, nous ont offert leur trésor de guerre. Nous saluons non moins chaleureusement – c’est de saison – les nouveaux abonnés qui nous ont rejoints suite à nos douces sollicitations. Puis zou, on s’arrache. Ah, ne rien faire ! De la zique, un bon roman, un coin d’ombre, des chipos grillées, les gosses au loin… Heu,non,plus loin… Là,voilà.Hop, l’opération farniente devrait durer, allez, au moins… deux jours ? Parce qu’évidemment, nous connaissant, nous ne mettrons pas plus de 48 heures à rencontrer des gus qui ont de belles histoires à raconter ; à tomber sur une vilenie ordinaire qui donnera envie de fouiner ;à lire un bouquin dont on aimerait rencontrer l’auteur ; à croiser un dessinateur acidulé ou un photographe effervescent. L’air de rien, le numéro de la rentrée se construira tout seul. Et les vacances seront à ce point fructueuses que nous devrons sûrement augmenter la pagination ! Nous nous revoyons le 16 septembre  ? À moins que nous nous croisions d’ici (ou) là…

L’équipe de CQFD

CENSURE ET FAITS DIVERS

« Beurs et blacks au sommet », titre L’Express à propos de Rachida, Rama et Fadela. Qu’en disent les proches de Lamine et d’Ibrahima, ces morts pas télégéniques, à peine bons à alimenter la rubrique des chiens écrasés ? Pour ne pas ternir l’étoile du shérif devenu président, il faudrait même les enterrer en silence.

Qui a entendu parler de Lamine Dieng ? Pas les spectateurs dociles du JT, ni les lecteurs de la presse jusqu’au 7 juillet. Lamine, jeune Français de parents sénégalais, est mort dimanche 17 juin à l’aube dans un fourgon de police, rue de la Bidassoa, Paris XXe. Sa famille n’a été prévenue par l’IGS (police des polices) que le lundi à 17h30 et autorisée à voir le corps (ou plutôt le visage, marqué) que le mardi à 14 heures. La version policière évoque une dispute (...)

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FAUX-AMIS

LE TRAM VERT

Le tramway « symbolise le renouveau de Marseille », a déclaré Sarkozy le 3 juillet en inaugurant le suppositoire en verre fumé que la mairie, Véolia et les promoteurs immobiliers ont planté dans le cul des Marseillais. Dreling-dreling ! Pour symboliser ce renouveau, et rythmer la propagation des enseignes de luxe sur le champ de bataille de la reconquête urbaine, le tramway a été équipé d’un carillon « à l’ancienne », censé rappeler la micheline du bon vieux temps de jadis. Dreling-dreling ! Un peu comme ces restos pour touristes qui entubent leurs clients sur des nappes en toile cirée, ou ces portables « nouvelle génération » dont la sonnerie imite le grelot du bigophone à Jean Gabin, la spéculation mange la ville en recrachant les fétiches du passé. Curieusement, les centaines de flics qui verrouillaient les rues au passage du convoi présidentiel ne s’étaient pas attifés en garde-barrières. Et les employés de Véolia qui leur prêtaient main-forte ne portaient (...)
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SERVITUDE MAXIMALE
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« Encore une grève ! » Colère sur les quais. « Saloperie de patrons ! Ils nous prennent en otages. Ils pourraient accepter ce que demandent les salariés, avec les dividendes qu’ils empochent ! », râle un voyageur. « Qui fait tourner la boîte ? Les travailleurs. Eux au moins ne se laissent pas faire ! », ajoute un autre. Un excité propose même d’aller demander des comptes à l’administration… Stop ! Retour sur terre : une nouvelle loi veut obliger le salarié à se déclarer gréviste quarante-huit heures avant le conflit sous peine de sanction disciplinaire, la consultation du personnel à bulletin secret après huit jours de grève et la mise en place d’un service minimum… « Que chacun puisse aller à son travail et en revenir », ont fait dire à Sarkozy ses conseillers en com’. Pourtant, selon une étude du ministère du Travail publiée début juillet, le secteur des transports ne représente que 6,7 % des grèves [1]. La combine est limpide. Le quidam qui gémit le refrain de ses maîtres devant les caméras dès que les trains ne roulent plus devrait se réjouir une bonne fois : il n’aura bientôt plus que le droit de la fermer à son boulot. Avec la compassion du requin devant sa proie, on commence par les transports avant de généraliser les sanctions à tout salarié osant la ramener. Cette même étude du ministère précise que, tous secteurs confondus, la plupart des grèves ont été motivées par des questions d’argent et… de solidarité. Non seulement le salarié est vénal, mais en plus il lui arrive de penser aux autres ! Un archaïsme avec lequel il convient de rompre au plus tôt.

Publié dans CQFD n°47, juillet 2007.

 
Pour le p... laisir « Évidemment, le Moyen-Orient [...] est un important fournisseur d’énergie, de pétrole en particulier, pour le reste du monde », a reconnu le 5 juillet le ministre de la Défense australien, Brendan Nelson, pour justifier l’engagement de son pays en Irak. Explication à l’emporte-pièce aussitôt démentie, avec une légère insistance, par John Howard, son Premier ministre : « Nous ne sommes pas là à cause du pétrole et nous n’y sommes pas allés à cause du pétrole. Nous n’y restons pas à cause du pétrole. » Cet âne de Brendan aurait mieux fait de lire les éditoriaux du subtil Philippe Val sur l’antagonisme de « deux conceptions du monde, l’une démocratique, l’autre totalitaire » (Charlie Hebdo, 16/08/06), au lieu d’étaler sa vision simpliste d’un monde devenu si complexe. Envolée en sursis 19 décembre 2006 : suite à la plainte en diffamation de l’administration pénitentiaire contre le journal anti-carcéral L’Envolée, quatre détenus exposaient devant le TGI de Beauvais ce qu’ils subissent dans les geôles de la République. Opérations coup de poing des ERIS, comportements violents et racistes des gardiens, placement en quartier disciplinaire de détenus malades et autres brimades. En apparence convaincue, la Cour a quand même condamné le journal à une amende de 3 500 euros avec sursis, considérant que la diffamation « était constituée dans [la] forme et par les mots employés » et (...)
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