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du N°051
GOUVERNANCE ET DIALOGUE SOCIAL

« Pourquoi tu m’obliges à te frapper ? Tu le sais bien, chérie, que je déteste te faire du mal ! » Depuis que le chef de la police est devenu Président, son discours s’est raffiné façon souteneur à bagouzes. On distribue des torgnoles, mais on cajole les gagneuses les plus méritantes comme les plus turbulentes. Au fond, c’est toujours « servile avec les puissants, ignoble avec les faibles », mais si on veut que le bizness dure un peu, il faut savoir alterner coups de latte (...)

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INTERVIEW DE LA JOURNALISTE MARIE-AGNES PELERAN
Marie-Agnès Peleran, journaliste à France 3, a été retenue dix jours au Tchad avec l’Arche de Zoé. Elle n’a jamais caché avoir suivi (...)
CQFD : Au regard du tollé unanime qu’a suscité l’affaire Arche de Zoé, on a du mal à comprendre ce qui a motivé cette équipée. Quel regard portes-tu sur le projet initial ? Marie-Agnès Peleran : Si on considère le but premier : sortir des orphelins du Darfour – le cahier des charges de l’Arche précise même « sans famille proche connue en état de s’en occuper » – en danger de mort à court terme, ce n’est pas un but condamnable en soi, c’est même une action légitime. Le deuxième but – faire un coup médiatique qui obligerait la France à se positionner – est plus discutable, mais je le comprends aussi. Personnellement, pour avoir vu les camps palestiniens, sahraouis ou bosniaques lors de précédents reportages, je suis convaincue qu’il y existe des urgences à secourir certaines populations. Toute la difficulté est d’établir s’il y a urgence aujourd’hui au Darfour. La thèse d’Éric Breteau et (...)
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AU BOUT DU VOYAGE, LA NUIT
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Dans la nuit du 3 au 4 décembre, au large de Mayotte, une vedette de la police de l’air et des frontières entre en collision avec un kwassa-kwassa transportant des clandestins comoriens. Bilan : trente-trois rescapés dont six enfants, mais aussi deux morts et de deux à huit disparus. L’enquête ne dira pas si cette collision fut volontaire.
Une semaine plus tard, les deux victimes mortelles n’ont pu être enterrées par les familles, à qui l’on demande 1 290 euros pour récupérer les dépouilles à la morgue (établissement privé baptisé « Mayotte-Déménagement »…). Les six enfants ont été relâchés. Cinq rescapés adultes sont encore à l’hôpital, les autres ont été parqués au centre de rétention administrative. Là, pas de contacts avec l’extérieur, pas même un coup de fil à la famille. Ils ont finalement été libérés avec un sauf-conduit valide jusqu’à la fin de l’enquête.
Le mineur qui s’est déclaré « passeur », ainsi que deux adultes, sont en prison, sous deux chefs d’inculpation : mise en danger de la vie d’autrui et infraction à la législation réglementant l’entrée des étrangers sur le territoire national. Car Mayotte, n’oubliez pas, c’est la France. La France bien installée chez elle, sûre de son droit et de la nécessité de bouter l’Africain hors de son terroir…
La Cimade, qui n’a pu avoir accès au centre de rétention, a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme et se démène pour que les clandestins puissent porter plainte : échec total jusqu’à présent. Le naufrage est relégué en brève dans les journaux locaux, encore plus timides que ceux de métropole. Ils ont préféré titrer sur la visite éclair de Roselyne Bachelot, restée quatre heures sur le sol mahorais… Dans la rue, comme d’habitude, le silence est de mise. Une manif, organisée par un collectif d’associations, est tout de même prévue mercredi à Mamoudzou.
Les autorités françaises, en la personne de Brice Hortefeux, ont diligenté une enquête de l’Inspection générale de la police nationale pour faire toute la lumière sur cet « incident ».

Publié dans CQFD n°51, décembre 2007.

 
Contre-vélorution Le 30 novembre, Olivier Théron, activiste de la vélorution toulousaine, a été enchristé à la maison d’arrêt de Seysses. Pourquoi ça ? Pour, en avril 2005, jet de yaourt sur la voiture de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, alors ministre de l’Intérieur. Mais aussi pour entrave à la circulation et rébellion à la fin d’une manifestation de cyclistes, en février 2004. Et outrage à magistrat, pour la lettre envoyée au juge commentant vertement les conditions dans lesquelles se sont déroulés les procès. Soit quatre mois + deux mois + un mois : en tout sept mois et demi de prison ferme pour cet acharné de la petite reine en lutte avec « la logique automodébile » ! Soutien : velorutiontoulouse@no-log.org Tradition Villiers-le-Bel, un après-midi d’été. Au pied d’un immeuble, des enfants font parler des pétards. Une patrouille passe et les course. Un grand frère s’interpose : on est à la veille du 14 Juillet, il est normal que des gosses jouent avec des pétards. Les flics le bousculent en l’insultant. Un autre ado engueule son copain : faut pas chercher les condés. Il prend des coups de matraque. Le père de cet ado, un retraité malien de 69 ans, tente de calmer l’affaire. Une femme-flic lui assène un coup sur la jambe, puis ses collègues le gazent. Le commissaire de Sarcelles recevra la famille, assurant que les policiers, invisibles, s’excusent... Le vieil homme porte plainte. Sans suite. Le temps passe. Puis, (...)
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