RSS CQFD



AGENDA CQFD

Nouveau site, qu’on vous dit !

Hé ! Pour l’agenda comme pour le reste, ça se passe ici maintenant : www.cqfd-journal.org

o-OO-o

ÇA BRÛLE !
Encore ici ?

Ah mais, c’est qu’on a des lecteurs têtus !

L’équipe de CQFD


du N°054
MALADIE GÉNÉTIQUE SANS PAPIERS

LA PRÉFECTURE DE MARSEILLE, qui espérait renvoyer en Algérie le petit Walid, a dû ravaler son arrêté de reconduite à la frontière sous la pression des associations de soutien. Atteint de la maladie de la lune, la moindre exposition aux rayons du soleil provoque des tumeurs de la peau. Le titre de séjour accordé à sa famille, non sans mal, lui permettra de poursuivre son traitement. La préfecture de police de Paris devrait s’inspirer de cette sage décision. Les époux R., entrés (...)

>>suite>>
 
FAUX-AMIS

LES ASSISTÉS

Ils ont failli me convaincre. J’étais ce parasite assailli par les couvertures de L’Express, de Marianne, du Figaro ou du Point, les diatribes de Charles Villeneuve, les persiflages de Jean-Pierre Pernaud, les remontrances d’Yves Calvi… Tous pointaient un doigt inquisiteur sur moi. « Arnaques en tout genre aux Assedic, pseudo-RMistes, fausses ordonnances, arrêts de travail bidon,trafic de cartes Vitale… En ces temps de crise où l’assistanat fonctionne à plein régime,l’imagination des tricheurs ne connaît plus de limites. Contre ces détournements qui commencent à coûter très cher à la collectivité, les organismes publics et la justice ont décidé de réagir. » (Gilles Gaetner, L’Express, 06/04/2006). La chasse était ouverte. Je rasais les murs, évitais les heures de pointe et ne fréquentais plus que les bars où frayent les désœuvrés. Mais là aussi, on s’échangeait de tristes nouvelles : « Ils ont radié José après (...)
>>suite>>
VILAINS PETITS NANARS EN GRANDE RUSSIE
>

Comme dans la chanson de Ferré, en Russie y en a pas un sur cent, et pourtant ils exiiisteuh, les anarchiiisteuh. Avant d’être la patrie de Staline, la Russie fut le berceau des apatrides Bakounine et Kropotkine. Après une longue hibernation, l’ours rouge et noir est de retour et il n’est pas content. Mais à l’inverse de la chanson de Brassens, le 23 février, il ne reste pas dans son lit douillet, il descend dans la rue pour pisser sur les bottes des nouveaux maîtres du Kremlin. Du temps de l’URSS, ce jour-là, on fêtait l’Armée Rouge.
En 2004, Poutine transforme ça en « jour du défenseur de la patrie ». Il pousse la bonté jusqu’à en faire un jour férié mais, sacrilège, les anars détournent cette pieuse initiative, qu’ils rebaptisent « jour du déserteur ».
Depuis, de Moscou à Vladivostok en passant par Irkoutsk, les murs des centres de recrutement se couvrent de graffitis pacifistes et les places résonnent de slogans peu orthodoxes, tels que « notre patrie, c’est toute l’humanité » et « liberté, égalité et anarcho-communisme ». Pfff.
Souvent moins nombreux que les flics, les manifestants sont filmés comme si du cheptel d’une émission de télé-réalité il s’agissait. Pas par les médias occidentaux, mais par les caméras de la police, qui tient ses fichiers à jour.
Nos preux chevaliers des libertés démocratiques ont l’indignation sélective : on prend la défense d’un oligarque mafieux malmené par Poutine, mais pas question de parler de ces vilains petits anars. Quand il s’agit d’eux, c’est l’union sacrée de l’Atlantique à l’Oural. Presque comme dans le vieux tube de Marx : un spectre hante le monde, l’Anarchie !

Publié dans CQFD n°54, mars 2008.

 
Jurisprudence ? Brest 2002. Un commandant de bord roule vers l’aéroport. Une patrouille de police arrête sa voiture. Motif : elle aurait grillé un feu rouge. Le pilote conteste, mais, pressé, empoche l’amende. Le lendemain, il envoie une lettre de protestation au commissariat. Habitant Paris, c’est dans celui de son quartier qu’il est convoqué. Questions des pandores : « Comment expliquez-vous que le collègue ait vu un feu rouge ? » Réponse : « Ou bien il a une mauvaise vue, ou bien il était bourré. » Boum ! Outrage à agent. Procès, re-procès, l’affaire dure six ans, pour finalement aboutir à un non-lieu. Motif : l’insulte n’a pas été faite en présence de celui auquel elle s’adressait. « Dont acte », conclut mon voisin, qui est militaire : « Le sous-brigadier Martin est le roi des fumiers ! » Scienti-flic 1 « Les jeunes des cités crachent beaucoup », d’après un Sherlock Holmes de banlieue. Il est donc facile de retrouver les émeutiers en traquant des traces ADN autour des carcasses calcinées. Et ce n’est pas un gag. « La police agit désormais pour les violences urbaines comme pour les crimes les plus graves. Recherche d’empreintes, d’ADN, vérification de la téléphonie à grande échelle, enquêtes de voisinage, activation des “indics”, recours aux “témoins anonymes”, garde à vue pouvant aller jusqu’à quatre-vingt-seize heures –comme pour le terrorisme », rapporte (...)
>>suite>>

Les articles et les archives de CQFD sont libres d'accès sur ce site. Néanmoins le journal n'existe que grâce aux ventes en kiosque et aux abonnements.
SANS PAPIER, PAS D'OCTETS !
Âmes généreuses, vous pouvez aussi, effectuer un don en ligne pour le journal,
merci à vous !


| Site réalisé sous SPIP avec des logiciels libres (GNU) par : Juan Rodriguez et Gilles Klein |

NUMEROS PRÉCÉDENTS
CQFD au quotidien
THÈMES
-Armement
-Guerres
-Chômage
-Foulard et laïcité
-Faux amis
-Genres
-Exils et expulsions
-Luttes sociales
-Médias
-Patrons
-Science contre capital
-Sécuritaire
-Musique
-Livres
-Chroniques
-A l’arrach’
-Ecologie
-Chronique carcérale
-Santé
-Dessins
-Anthologie
-Courrier des lecteurs
-Fascisme