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L’équipe de CQFD


du N°055
5 ANS DE BORDEL

Bribes de conversations entendues dans les locaux de CQFD : « Seb imprime la nouvelle maquette cet après-midi, pour voir. On a toujours pas le devis pour la quadrichromie. Et il est où Arraitz ? T’as vu, ça chie à Mayotte, on en reparle dans le prochain ? Anatole a fait l’affiche pour le concert. Iffik s’occupe de la salle, non ? Merde, le courrier sur mai 68 n’est toujours pas parti… On en est où avec l’ami Fontenelle et sa chronique ? Le manuscrit sur (...)

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FAUX AMIS

LES GENTILS BOYCOTTEURS

Finalement, on préfère les Chinois. Plus précisément, le Chinois. Celui qu’Arlette Chabot a invité sur le plateau de « À vous de juger » le 27 mars dernier. Il avait l’air sympathique, ce monsieur Qu Xing, avec sa tête de premier de la classe et son léger accent. Il a beau être ministre-conseiller de l’ambassade de Chine, on lui aurait donné les Jeux Olympiques sans concession. Bien sûr, cet élan d’affection à l’égard de cet émissaire d’un régime honni est pour le moins irraisonné. Nous savons pertinemment que sa « république populaire » n’est pas le Pérou : la justice se rend d’une balle dans la nuque qu’on facture ensuite à la veuve ; les laogai sont clafis de plus de cinq millions d’asociaux ; les révoltes paysannes se font tancer dans le sang ; les ouvrières ont moins de droits qu’un hamster…, et les moines tibétains sont aussi tricards qu’un couple de SDF dans un magasin de meubles. Mais la (...)
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OTAN : LE FESTIN NU DES GÉNÉRAUX
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L’AMBIANCE était morose au dernier raout de l’OTAN, à Bucarest. Il faut dire que le menu proposé aux convives était peu ragoûtant : en entrée, macédoine de désaccords sur le bouclier antimissiles et sur l’extension de l’alliance. En plat de résistance, cauchemar afghan aux pruneaux. Au dessert, intrigues pour rafler les emplois, ô combien rémunérateurs, qu’offre la bureaucratie otanienne.
À l’heure du café, les convives ont mégoté pour régler l’addition des ambitions hégémoniques de l’Occident. Mais au final, chacun a fait un petit geste sur l’Afghanistan. En première ligne dans le bastion taliban du Sud, les Canadiens demandaient des renforts. Ne voyant rien venir, ils sont passés de la râlerie diplomatique à la menace de rentrer à la maison. Le sort de la guerre étant en jeu, les membres du club s’engagent donc à accroître leurs effectifs, à partager l’ardoise et à déverrouiller les limitations à l’usage de la force.
Le Coq gaulois, dressé sur ses talonnettes, a décidé d’envoyer un bataillon, ce qui coûtera 400 millions par an. Les 800 soldats français seront déployés dans l’Est, moins turbulent, ce qui permettra aux Yankees de transférer des troupes dans le Sud pour épauler les Canadiens. Leur tâche sera exaltante, mais pas facile : faire comprendre aux Afghans que les mêmes intégristes labelisés « combattants de la liberté » lorsqu’ils harcelaient un gouvernement laïque et son maître soviétique se sont transformés en monstrueux terroristes parce qu’ils combattent un gouvernement féodal et ses maîtres occidentaux. Qu’importe, l’essentiel est que Sarko conserve son titre de caniche de Bush.

Article publié dans CQFD n° 55, avril 2008.

 
Trop classe ! Poutine-le-Terrible a refondu le Code du travail russe pour le plus grand bonheur des multinationales. Pour déclarer une grève illégale, il suffit de prouver que moins de la moitié des salariés y sont favorables. Fin 2007, la direction de Ford-Saint-Petersbourg a voulu faire signer à quelques moujiks rebelles une déclaration de nonparticipation à une grève en échange du versement des 2/3 du salaire pour « chômage forcé ». Des petits malins d’un syndicat indépendant ont trouvé la parade : un peu moins de la moitié des grévistes signent, pendant que le reste continue la lutte, et après on partage la prime des faux jaunes. Du coup, les nobles capitaines d’industrie songent à relocaliser dans leur pays d’origine où, décidément, les syndicats sont plus… euh… flexibles ? Sots métiers Afin de respecter son contrat avec l’aéroport de Norwich (Angleterre),qui lui impose un quota annuel de passagers,la compagnie aérienne Flybe a embauché 172 passagers pour remplir ses avions. Ces 172 voyageurs à gages ont encaissé 80 livres pour un inutile trajet Norwich-Dublin,ouvrant de nouvelles perspectives sur le marché du travail. Délinquants salariés pour garantir l’emploi des policiers et des magistrats. Clients payés par les supermarchés pour contenir l’inflation. Malades rémunérés pour creuser le pseudo-trou de la sécu… Et ces néo-jobs pourront apporter des bénéfices autres que financiers, comme le prouve cette (...)
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« La France ne doit pas être une démocratie, mais un régime représentatif. Le choix entre ces deux méthodes de faire la loi, n’est pas douteux parmi nous. D’abord, la très grande pluralité de nos concitoyens n’a ni assez d’instruction, ni assez de loisir, pour vouloir s’occuper directement des lois qui doivent gouverner la France ; ils doivent donc se borner à se nommer des représentants. » ABBÉ SIEYÈS, DISCOURS À L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE, 07/09/1789 « Vendredi, environ trois cents délégués des conseils ouvriers d’usine se sont réunis et ont fondé le Comité Révolutionnaire Socialiste de Debrecen qui s’est chargé des affaires de la ville et du département. » SZABAD NEP ORGANE CENTRAL DU PARTI DES TRAVAILLEURS HONGROIS (COMMUNISTE) 28 OCTOBRE 1956 « La démocratie, c’est le pouvoir pour les poux de manger les lions. » GEORGES CLEMENCEAU « Nous pensons que les ouvriers ont besoin d’organisations qui défendent leurs (...)