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du N°056
LE SILENCE DE MAI

SOUDAIN, LE SILENCE. Les profs, les patrons, les gouvernants, la publicité, les journaux se sont tus. Les machines, les camions et les trains s’arrêtent. Les autos n’osent plus sortir sous peine de se convertir en matière première des combats contre la police. La radio et la chaîne de télé unique de la RTF restent sans voix. Au diable les moues de BB, les aboiements de Johnny. Vedettes, idoles, gloires nationales se tiennent à carreau. La droite dénonce le complot. La gauche (...)

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TRIBUNE AU SCALPEL

COLLABO PHOTO

DANS LA FRANCE d’aujourd’hui, il n’est pas fréquent que de vrais scandales éclatent au grand jour. Ce n’est pas que les occasions manquent, mais plutôt que la caisse de résonance –les médias, comme on dit– est étouffée. En voici un pourtant, à propos de l’exposition « Les Parisiens sous l’occupation » à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Les journaux et même certains édiles se sont indignés de ce que les photos d’André Zucca aient été présentées sans qu’il soit précisé que ce photographe travaillait pour l’édition française du magazine de l’armée allemande Signal. D’où des pages entières sur la relation entre histoire et photographie, photographie et réel, et autres joyeusetés. Ce qui permet de ne pas trop parler des photos,qui sont pourtant bien intéressantes. Ce sont des images en couleur, Zucca ayant reçu des Allemands des pellicules Agfacolor. Et ce sont de bonnes photos, ou plus (...)
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LES IRRÉDUCTIBLES DOCKERS OF USA
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LE 1ER MAI 2003, le César du XXIe siècle naissant scénarisait son triomphe sur le pont du porte-avions nucléaire Abraham Lincoln. À quelques encablures de la Californie, Bush célébrait la victoire de ses Légions en Mésopotamie. Une banderole proclamait « Mission accomplie ». Cinq ans plus tard, l’Irak est à feu et à sang et le Néron de la Maison-Blanche regarde l’incendie à la télé en grignotant des bretzels. Au Capitole, faisant fi des promesses électorales de 2006, la majorité démocrate vote les crédits de guerre. Mais une certaine plèbe rechigne à faire de la figuration dans le péplum irakien. Les 25 000 dockers de l’ILWU (International longshore and warehouse union), opposés à la guerre, mettent la pression. Le 1er mai (qui n’est pas férié), ils ont débrayé pour exiger « la fin immédiate de la guerre et de l’occupation en Irak et en Afghanistan et le retrait des troupes américaines du Moyen-Orient ». Malgré les menaces du patronat portuaire, pendant huit heures, les vingt-neuf ports de la côte Ouest ont été paralysés par 6 000 dockers du service de jour. Ce n’est pas la première fois que les affiliés de l’ILWU s’illustrent par leur combativité et leur sens de la solidarité. Deux exemples parmi d’autres : en 1978, ils refusaient d’embarquer des cargaisons d’armes à destination du Chili de Pinochet ; et le 24 avril 1999, ils faisaient huit heures de grève pour demander la libération de Mumia Abu Jamal. L’ILWU, c’est un peu le cuirassé Potemkine au pays du Ku Klux Klan et du maccarthisme. Si l’ensemble du mouvement ouvrier américain suivait son exemple, l’Empire n’en aurait plus pour longtemps.

Article publié dans CQFD n° 56, mai 2008

 
Irradiés sur parole En mars, Lhomme Stéphane, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire », était placé en garde à vue dans les locaux de la DST, à Paris. Le 23 avril, c’est au tour de Marcon Jean, représentant du même réseau en Provence, de se faire alpaguer par les bleus chez cézigue. En route pour un séjour de dix-neuf heures en maison poulaga. Il lui est reproché d’avoir utilisé le sceau de la République sur un tract dénonçant la construction d’Iter (le Goldorak de la fusion thermonucléaire) à Cadarache. Marcon nie pour le sceau, mais confirme sa vive opposition au réacteur nucléaire à fusion. Quoi ? Marcon ! On récidive ? Au gnouf ! Sauvageons la planète En un an d’existence, les Établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) ont connu soixantedouze tentatives de suicide. L’EPM de Meyzieu (69) se distingue avec une mutinerie, réprimée par les encagoulés des ERIS, sept jours après son inauguration, le 11 avril 2007. Et la mort d’un jeune de 16 ans en février 2008. Depuis, les juges pour enfants de Bourg-en-Bresse préfèrent envoyer les lascars à la maison d’arrêt d’un département voisin. Le sixième EPM, à Porcheville (78), a été saccagé par ses treize détenus dans la nuit du 26 au 27 avril, deux semaines après sa mise en service. Les langues (syndicales) se délient sur les « dysfonctionnements » de ces nouvelles colonies pénitentiaires : lourdes condamnations de mineurs au premier dérapage, vexations (...)
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