RSS CQFD



AGENDA CQFD

Nouveau site, qu’on vous dit !

Hé ! Pour l’agenda comme pour le reste, ça se passe ici maintenant : www.cqfd-journal.org

o-OO-o

ÇA BRÛLE !
Encore ici ?

Ah mais, c’est qu’on a des lecteurs têtus !

L’équipe de CQFD


du N°067
TRIBUNE TRIBALE

LA MARTINIQUE, l’agonie moderne de la démocratie représentative est aggravée par le fait que les élus ne disposent que de pseudo-pouvoirs reçus non du peuple mais de l’État français. La participation aux élections « nationales » ou européennes est ici insignifiante. Or ce sont elles qui fixent le cadre des pouvoirs locaux. La région et le département sont en effet des produits importés au sein desquels les politiques insulaires gesticulent en vain. Après le grand soulèvement (...)

>>suite>>
 
FAUX AMI

L’INSURRECTION QUI SE VEND

Quelques séquestrations de patrons, la mise à sac de la sous-préf’ de Compiègne... Rien que de très banal dans la construction d’un rapport de force. Parfois, cela peut même passer inaperçu, comme ce saccage du bureau de la Voynet de l’environnement en 1999 par de rustres agriculteurs vite pardonnés. Mais là, fichtre ! la privation de liberté de quelques liquidateurs de boîtes, sur fond de crise économique et de cuisante grève générale guadeloupéenne, fait pousser des cris d’orfraie à nos dominants. S’il y avait autant de pavés balancés que de fois où les mots « révolte », « insurrection » et « révolution » sont brandis par la presse, y a belle lurette que les barbares qui nous gouvernent joueraient aux osselets sous des monticules de grès. On ne voit pourtant poindre qu’une quatrième (le 26 mai) et une cinquième (le 13 juin) flâneries « de mobilisation », organisées sans rire par les syndicats, en guise de grand chamboultou promis par les (...)
>>suite>>
L’UNEDIC À COUPS DE TRIQUE
>

’EST DRÔLE : elle vient d’envoyer un CV pour tenter de devenir conseillère ANPE – pardon Pôle emploi –, « non par dépit », précise-t- elle. Mais pas franchement dans l’hilarité : cela fait maintenant un bout de temps que la Vitrollaise Sabine Parat galère, enchaînant les petits boulots. En ce moment, avec son diplôme de communication de l’EJCM [4] et sa licence d’histoire, elle donne dans l’accompagnement scolaire à raison de six heures par semaine royalement rémunérées 160 euros par mois. Et ses allocs chômage sont épuisées depuis début février. Histoire de se marrer un peu plus, Sabine Parat, 35 ans, fait partie des 35 recalculés marseillais, qui avaient remporté des victoires devant le tribunal de grande instance de Marseille, la cour d’appel d’Aix-en- Provence, puis avaient paumé en cassation. La cour d’appel de Lyon (huit dossiers ont été traités à Lyon, mais la décision les concerne tous) vient de rembarrer, le 31 mars, les recalculés – définitivement ou presque (le comité chômeurs CGT envisage une suite auprès d’instances européennes).


Pour elle, tout commence en 2003 lorsque, en tant que demandeuse d’emploi sous le régime du fameux Pare (Plan d’aide au retour à l’emploi) signé en 2002, on lui explique que, finalement, ses droits sont amputés de plus de 200 jours. « J’ai été une des premières à aller voir Charles Hoareau [CGT Marseille], explique-t-elle. On a réfléchi, on ne pouvait pas laisser passer ça. On a donc tracté, on allait aux ANPE informer les chômeurs,mais au début ça ne marchait pas fort : la plupart n’avaient pas encore reçu de courrier… » Le petit groupe décide de lancer une action en justice, contacte une avocate, fait des recherches. « Personne n’y croyait, même la CGT ; les médias ne suivaient pas trop.Mais fin janvier 2004, après un premier rejet, l’action est engagée et des chômeurs sont venus grossir les rangs car ils étaient de plus en plus nombreux à se retrouver en fin de droits. C’est à ce moment-là que nous avions mis la main sur une note de l’Assedic qui précisait qu’il fallait informer les demandeurs d’emploi au coup par coup, et non d’un bloc. » Histoire d’éviter un mécontentement général. Le 1er avril 2004, elle se retrouve au RMI, mais peu après les recalculés gagnent à Marseille. « Le gouvernement a été pris de court », estime Sabine. En mai, un décret rétablit les droits des chômeurs recalculés, le Pare est un contrat, une convention Unedic ne peut avoir d’effets rétroactifs sur les allocations auquel il donne droit.

« Ensuite l’Unedic a fait appel : on s’y attendait, ça lui était difficile d’admettre sa défaite face aux 35… » En tout cas, la cour d’appel d’Aix, pour une fois dans le sens de la justice, suit la décision du TGI de Marseille en juin 2004. Mais l’Unedic se pourvoit en cassation et en 2007 la cour tranche en sa faveur : en gros, le recalcul des droits ne s’apparente pas à une rupture de contrat. Depuis, Sabine est « écœurée ». Et avec la décision de la cour d’appel de Lyon, en mars dernier, « c’est surtout l’Unedic qui perd en crédibilité à vouloir absolument avoir le dernier mot, remarque-t-elle. Les chômeurs sont traités comme des citoyens de seconde zone, leurs droits n’ont pas à être respectés comme ceux des salariés. Et demain alors, n’importe quel texte pourra être rétroactif ?! » Faudrait y réfléchir en haut lieu, c’est assez commode pour gouverner…

Publié dans CQFD n°67, mai 2009.

 
SANS COMMENTAIRE JT de France 2, mardi 21 avril, jour où la sous-préfecture de Compiègne a subi les foudres des ouvriers de Continental : David Pujadas : « Xavier Mathieu, on entend votre colère, mais est-ce que vous lancez un appel au calme ce soir ? » Xavier Mathieu [délégué syndical CGT Continental] : « Je lance rien du tout. J’ai pas d’appel au calme à lancer. Les gens sont en colère et la colère il faut qu’elle s’exprime. Il y a un proverbe des dernières manifestations qui dit “Qui sème la misère récolte la colère.” C’est ce qu’ils ont aujourd’hui. Il y a plus de 1000 familles qui vont être à la rue, qui vont crever dans vingt-trois mois avec plus rien, qui vont être obligées de vendre leur baraque. Il faut que tous vous compreniez ça. On ne veut pas crever... » David Pujadas : « Merci, monsieur Mathieu, d’avoir été en direct avec nous. » CONSEIL CONSO Posté à Paris le jeudi en Chronopost, un manuscrit corrigé n’est arrivé au journal… que le mercredi suivant. Le guichetier de La Poste aurait pu prévenir l’envoyeur que ce courrier à plus de 20 euros pièce n’allait pas pouvoir être livré dans une boîte postale. Quand on le fait remarquer à la demoiselle du service « Suivi de vos envois », elle rétorque tout de go : « Vous savez, à La Poste, ils ne connaissent pas toutes les conditions de Chronopost, ce sont des fonctionnaires... » Celle-là, si elle a un emploi précaire de merde, (...)
>>suite>>

Les articles et les archives de CQFD sont libres d'accès sur ce site. Néanmoins le journal n'existe que grâce aux ventes en kiosque et aux abonnements.
SANS PAPIER, PAS D'OCTETS !
Âmes généreuses, vous pouvez aussi, effectuer un don en ligne pour le journal,
merci à vous !


| Site réalisé sous SPIP avec des logiciels libres (GNU) par : Juan Rodriguez et Gilles Klein |

NUMEROS PRÉCÉDENTS
CQFD au quotidien
THÈMES
-Armement
-Guerres
-Chômage
-Foulard et laïcité
-Faux amis
-Genres
-Exils et expulsions
-Luttes sociales
-Médias
-Patrons
-Science contre capital
-Sécuritaire
-Musique
-Livres
-Chroniques
-A l’arrach’
-Ecologie
-Chronique carcérale
-Santé
-Dessins
-Anthologie
-Courrier des lecteurs
-Fascisme