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du N°071
MÉDIAS

Fabrice Amédéo, « Scoopy » pour ses collègues du Figaro, a décidé de mener une courageuse campagne, fin septembre, contre ces privilégiés d’aiguilleurs du ciel. À grands jets d’infos partiales, le Zorro de chez Dassault a finalement endossé l’uniforme du sergent Garcia.

TRAVAIL À MI-TEMPS ILLÉGAL... Loi du silence [par peur d’une grève]... Accidents majeurs évités de justesse... Parfaite opacité... Omerta... Risque de représailles » : mazette, c’est à une véritable mafia du contrôle aérien en France que s’attaquerait le petit protégé d’Étienne Mougeotte dans Le Figaro du 23 septembre dernier. Fustigeant le corporatisme d’une profession qui se serait arrangée pour travailler moins, 12 heures au lieu de 24, et gagner plus, de 5 (...)

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FAUX AMI

LE PROCÈS CLEARSTREAM

N’ayant pas un service de veille aussi performant que celui de nos petits camarades du Plan B, nous ne saurions dire exactement combien de unes, d’articles, de chroniques et de minutes radiophoniques et télévisuelles ont été consacrés au procès Clearstream. Qu’importe, une impression suffira : c’est trop ! En effet, qu’avons-nous à faire de ce guignolesque combat des chefs ? D’abord amusés, puis lassés, on finit par soupçonner qu’encore une fois l’essentiel est étouffé sous les ragots pipoles. Difficile d’y voir clair dans cette saga politico-judiciaire au casting tout aussi prestigieux qu’hétéroclite. Dans le prétoire, on trouve pêle-mêle : un trader, hacker à ses moments perdus ; un homme politique qui présente plutôt – trop – bien ; un juge de renom qui se fait empapaouter ; un corbeau de piètre envergure à la coiffure improbable, par ailleurs taulier dans l’industrie de l’armement ; un général (...)
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MOURAD, 17 ANS, ASSASSINÉ, JUGÉ…
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Un gendarme jugé pour avoir tué un jeune de 17 ans, c’est le procès de qui ? Encore une fois, ce 28 septembre devant la cour d’assises de Nîmes, c’est le procès du mort bien sûr et, par extension, des jeunes des quartiers.

Dans la nuit du 3 mars 2003, à une trentaine de kilomètres de Nîmes, une patrouille de la gendarmerie, composée de deux gendarmes et deux auxiliaires, appelée pour un cambriolage, croise une voiture suivie d’un fourgon volé correspondant au signalement. La poursuite s’engage. Au volant de la camionnette, Mourad, 17 ans, originaire du quartier de Valdegour à Nîmes, fait des embardées, met son véhicule en travers de la route, sort et s’engouffre dans la voiture de ses amis. Les gendarmes, après sommations affirment-ils, tirent dix-sept fois. Un des auxiliaires tire huit balles alors qu’il n’en a pas le droit [2]. Un autre gendarme fait feu neuf fois, un de ses projectiles atteint Mourad à la tête. Mais au tribunal, l’accusé n’est pas le gendarme meurtrier. C’est aux témoins cités par la partie civile de « défendre » la victime. La mère de Mourad parle de son fils abattu sur une route de campagne. L’institutrice rappelle que ce n’était qu’un gamin. À un éducateur qui l’a connu,la présidente rétorque : « Mais il avait déjà fait de la prison »…

Dans le box, le gendarme, qui a essuyé un sonore « tueur d’enfant ! » venu de la salle, est impassible. Face au diagnostic de psychorigidité avancé par les experts, le second jour, il répond : « Pour être militaire, être psychorigide, n’est-ce pas une qualité ? » L’enquête de personnalité en reste là. Ce sont les copains de Mourad, le soir de son assassinat, qui intéressent bien plus la cour. Hakim, condamné à l’époque à un an de prison, aujourd’hui détenu pour une autre affaire, arrive menotté et encadré par une escouade de flics. Il est bien accueilli : « Vous êtes un délinquant qui ne changera pas. La preuve, vous êtes en prison. » « Comment voyez-vous l’affaire ? », lui demande l’avocat général. Hakim répond : « Moi, j’ai payé pour ce que j’ai volé ; celui qui a tué, qu’il paie ! » La charge continue. Le tribunal cite les victimes des vols. L’enquêteur des « bœuf-carottes » de la gendarmerie affirme, en traînant les pieds, qu’en six années il a eu à traiter huit affaires qui n’ont abouti à aucune condamnation pour les gendarmes…

L’avocat général demande cinq ans avec sursis. À 15 h 30, la présidente renvoie la séance au lendemain:aubaine pour les avocats qui pourront peaufiner leur défense. Outre le rappel du décret de 1903 qui autorise les gendarmes à ouvrir le feu sans considération d’une quelconque légitime défense (après sommations et, depuis un arrêt de la Cour de cassation de 2003, en cas d’« absolue nécessité »), l’avocat du gendarme dresse à l’intention des jurés emplis d’effroi le portrait de ces jeunes des quartiers, tous délinquants et barbares.Verdict : acquittement.
Sur les marches du tribunal, dans le centre de Nîmes occupé depuis plusieurs jours par d’impressionnantes forces de police, la mère de Mourad déclare : « Vous m’avez pris mon enfant, mais je respecte les gendarmes, la justice, la police. Mais, moi, personne ne m’a respectée…  » Elle appelle au calme. Les dents serrées.

Article publié dans CQFD N°71, octobre 2009.

 
E 9 JUIN DERNIER, à 20h30, Arezki Kerfali, 61 ans, au volant d’un véhicule, se fait banalement contrôler par une patrouille de police à Argenteuil. Son ami Ali Ziri, retraité algérien de 69 ans est assis sur le siège passager. Sortant du restaurant, ils ont un peu arrosé la perspective du mariage du fils d’Ali Ziri au bled. Deux jours plus tard, Arezki sort du commissariat complètement sonné avec de multiples ecchymoses dont témoignent des photos prises par ses proches. Ali Ziri, lui, gît sur un lit d’hôpital. Le coma a été constaté le 9 juin à 22h45 par un médecin urgentiste, la mort clinique enregistrée le 11 juin. Sa famille peut remarquer de nombreuses marques anormales sur le corps. L’enquête autodiligentée par le commissariat d’Argenteuil établit une mort due à une « hypertrophie cardiaque ». Le commissariat s’institue ainsi juge et partie au lieu de confier l’enquête à la police judiciaire de Versailles selon la marche à suivre. Le même refuse également d’enregistrer la plainte d’Arezki Kerfali « pour violences », alors que celui-ci veut témoigner de la façon dont l’interpellation a dégénéré. Il affirme qu’Ali Ziri et lui-même ont fait l’objet d’un « tabassage continu », mains liées dans le fourgon : « Les policiers nous ont battus et traités de sales bougnoules. » Diligemment, le parquet de Pontoise classe l’affaire sans suite : « La cause du décès est liée à des problèmes (...)
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